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Plongée sous-marine – Un projet de réforme qui s’annonce orageux

jeudi 2 mars 2017

Plongée sous-marine - Réforme de la législation

Avec le nouveau texte, un moniteur de plongée pourrait initier deux débutants à la fois. (© DR)


La direction de la Jeunesse et des Sports va présenter lundi une réforme de la réglementation sur la plongée sous-marine. Le syndicat des moniteurs (ANMP) s’y oppose fermement, en expliquant que le texte a été écrit sans concertation avec les professionnels. Principal sujet de débat : l’ouverture du marché du travail polynésien aux instructeurs Padi.

 

Ce n’est plus un serpent de mer : la réforme de la réglementation polynésienne sur la plongée sous-marine de loisir est sur le point d’émerger. Deux textes -un projet de loi du pays et un arrêté- doivent être présentés par la direction de la Jeunesse et des Sports aux professionnels de la plongée. Une réunion entre Claude Legrand, responsable de la plongée loisir à la DJS, et les organismes professionnels du secteur, est prévue lundi 6 mars à 10 heures à l’ex-salle du gouvernement à Papeete, en bas de l’avenue Pouvana’a a Oopa.

“Nous avons envoyé les textes aux organismes professionnels fin janvier et depuis un mois nous avons pris en compte de nombreux retours constructifs de leur part”, nous a assuré hier le technicien de la DJS. “Lundi, nous organisons une séance plénière pour écouter tout le monde. La consultation n’est pas obligatoire mais nous la souhaitons. Si des arguments non contraires à l’esprit de la loi sont avancés, nous pourrons en tenir compte”, a-t-il ajouté.

L’esprit de la loi ? Dépoussiérer le vieil arrêté qui datait de 1992. Aligner la réglementation polynésienne sur les standards français et internationaux, à l’instar de la réforme du code du sport en France en 2012. Et mettre en place une réglementation, jusqu’à présent inexistante au fenua, sur la plongée aux mélanges (Nitrox, Trimix, recycleurs).

 

L’ANMP à contre-courant

 

Pour autant, le consensus est loin d’être acquis. Valérie Stoessel, représentante de l’Association nationale des moniteurs de plongée (ANMP) en Polynésie, est vent debout contre le projet. Elle dénonce une réforme “préparée sans aucune consultation des professionnels, alors qu’en 2012 tous les organismes s’étaient mis d’accord sur une réforme qui n’a finalement jamais vu le jour”.

Principal grief du syndicat des moniteurs : l’ouverture du marché du travail polynésien aux instructeurs Padi. “Un moniteur Padi, c’est 70 plongées, deux semaines de formation et surtout beaucoup d’argent”, enrage Valérie Stoessel, qui veut défendre l’école française (le diplôme d’État) qu’elle juge de meilleure qualité. “Nous sommes déjà une destination plus chère qu’ailleurs. Si on ne peut pas proposer un meilleur service et une meilleure sécurité, on ne sera jamais compétitifs”, dit-elle.

L’autre reproche du syndicat concerne l’augmentation du nombre de plongeurs par palanquée. Le projet propose de passer à six plongeurs par palanquée en exploration jusqu’à 40 mètres.

Valérie Stoessel et l’ANMP proposeront de “rester sur la réglementation actuelle”, qui autorise quatre plongeurs pour un Guide de plongée, cinq plongeurs pour un moniteur brevet d’État 1er degré et six plongeurs pour un moniteur 2e degré. Claude Legrand se dit prêt à faire évoluer ce chiffre lors de la réunion de lundi.

 

Benoît Buquet

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