Habillage fond de site

La décharge de Faa’a a pris feu

mercredi 2 novembre 2016

Trois employés de la décharge ont bataillé pendant des heures, sur des pelleteuses, pour recouvrir les flammes de terre.  (© Marie Guitton)

Trois employés de la décharge ont bataillé pendant des heures, sur des pelleteuses, pour recouvrir les flammes de terre. (© Marie Guitton)

 

 

Ce sont des voisins, incommodés par l’odeur des fumées, qui ont prévenu les pompiers au milieu de la nuit de lundi à mardi, vers minuit.
Un important feu s’est déclaré dans la décharge de Faa’a, sur les hauteurs de Saint-Hilaire, à Faa’a, probablement dû à une poche de méthane formée lors de la décomposition des déchets, et qui se serait enflammée au contact de l’air.
Une équipe de sapeurs s’est donc rendue sur place vers 1 heure du matin, hier, en compagnie de la police municipale et du maire, mais n’a pu arroser le site, de peur de faire pénétrer encore plus d’oxygène dans la terre.

“C’est dangereux. La seule solution, c’est d’étouffer le feu en le recouvrant de terre”, a expliqué le chef de garde de la mairie de Faa’a, joint par téléphone, hier après-midi.
Les forces de l’ordre ont donc dû faire appel au personnel de la décharge, qui aurait suivi une formation spécifique. Trois hommes équipés de masque à gaz ont bataillé pendant des heures , sur des pelleteuses, afin de déposer sur les flammes de la terre stockée sur place.

Après une nuit de labeur, des fumées blanches parfois teintées de gris montaient encore haut dans le ciel, hier, vers 9 h 30, toujours visibles depuis l’aéroport en contrebas.
Sur place, sous l’œil d’une poignée de curieux, alertés par l’odeur ou les fumées, quelques flammes embrasaient encore des restes de déchets déjà calcinés. Mais les observateurs assuraient que le feu était
désormais confiné.

Trois jeunes d’une vingtaine d’années mangeaient même un poulet rôti non loin du foyer. “On est venu pour apporter de l’eau et de la nourriture aux travailleurs”, ont-ils confié.
“Mon copain de 21 ans et mon beau-père conduisent chacun une pelleteuse”, a raconté une jeune femme, après avoir passé la nuit sur les lieux. D’abord inquiète à la vision des gigantesques flammes éclairées en pleine nuit par les lumières des pompiers, elle semblait rassurée une fois le jour levé.

“C’est un risque qu’on court tous les ans, à la sécheresse, a temporisé également un employé municipal. Ça arrive régulièrement. Mais on est justement là depuis une heure du matin pour éviter que ça se propage.”
Vers 14 heures, il n’y avait plus de risques, selon la mairie. “Ça s’arrange par rapport à ce matin, car un vent favorable souffle vers le Marau”, a conclu le chef de garde.

 

 

M.G.

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