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Déchets à Faratea : le coup de fiu des riverains

lundi 27 novembre 2017

dépotoir sauvage faratea

Quand les déchets ne sont pas cachés entre les rochers, ils sont entassés sous forme de dépotoirs sauvages. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Le message de George Angia, photos à l’appui, a été largement commenté et relayé sur les réseaux sociaux au cours des derniers jours. Ce résident de Taravao, qui a l’habitude de se rendre à Faratea pour pêcher et se détendre, ne supporte plus d’être entouré d’une marée de déchets.

Des emballages alimentaires de toutes sortes jonchent le sol, ça et là, quand ce ne sont pas des bouteilles en verre ou des sacs poubelle volontairement cachés entre les rochers et dans la végétation.

“À l’époque, l’accès était contrôlé et il n’y avait pas de problème. La nuit, c’était fermé. Il y a des gens malintentionnés qui viennent déposer leurs ordures et d’autres qui viennent manger ou boire en laissant leurs pehu sur place. Ces gens-là ne respectent rien. Ça devrait être un automatisme : on repart avec ses déchets, on ne les laisse pas dans la nature !”, remarque George Angia.

 

“Il faut changer les mentalités”

 

Il y a dix jours, avec une poignée de résidents du secteur, dont Jean-Marc Bernière, ils ont entrepris un nettoyage, spontanément, avec leurs propres moyens.

“J’ai contacté George quand j’ai vu son message sur Facebook. Quand j’étais encore biker, en 1992, nous avions lancé les premières opérations en ville, au niveau des sites touristiques. Je ne peux pas rester insensible face à l’incivisme de certaines personnes ! On va nous prendre pour des idiots, parce qu’on assure une mission qui appartient au service public, mais ce n’est pas grave. On va continuer de nettoyer et en profiter pour sensibiliser les gens que nous croiserons. Il faut changer les mentalités”, souligne ce dernier, tout en s’interrogeant sur le rôle des autorités habilitées à sanctionner les contrevenants.

Dans la continuité de cette initiative isolée, un ramassage populaire a eu lieu dimanche dernier, dans la matinée. Cinq personnes ont répondu à l’appel lancé par Nelly Teikihakaupoko.

“Si on pouvait être plus, ce serait bien, parce qu’il y a beaucoup à faire”, souligne-t-elle. La petite équipe envisage de revenir sur place dès dimanche, pour terminer le ramassage.

Face à l’ampleur du phénomène, ce type de démarche tend à se multiplier, dans l’espoir de “montrer l’exemple” et de décourager les personnes négligentes.

 

A.-C.B.

 

faratea pollution

George Angia et Jean-Marc Bernière ont toujours un sac poubelle à portée de main dans leur voiture pour un ramassage improvisé. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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(© Anne-Charlotte Bouleau)

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Face à l’ampleur du travail à accomplir, la petite équipe envisage de revenir terminer le ramassage ce week-end. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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