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Un défi pour “montrer que l’impossible peut être possible”

jeudi 5 janvier 2017

mucoviscidose Alexandra Caldas

Alexandra Caldas est née en 1995 avec la mucoviscidose. Jusqu’à l’âge de 17 ans, sa vie était rythmée par de multiples hospitalisations et de longues séances de kinésithérapie, auxquelles s’ajoutait une thérapie médicamenteuse conséquente. (© DR)


En métropole, Alexandra Caldas, 21 ans, atteinte de mucoviscidose depuis sa naissance, a été greffée des deux poumons il y a quatre ans. Avec son ancien kinésithérapeute installé au fenua, Matthieu Forge, ils ont monté le projet Rame avec Alexandra. Un défi sportif prévu pour le 5 août et qui consiste à rallier Tahiti à Moorea en aviron afin d’inspirer les autres malades et “montrer que l’impossible peut être possible”.

Rien n’est impossible à qui veut vraiment. Alexandra Caldas, petit bout de femme de 21 ans qui vit en région parisienne, tient à le prouver. Atteinte de la mucoviscidose depuis sa naissance, elle a pu bénéficier, il y a quatre ans, d’une greffe des deux poumons.

Une seconde chance qu’elle a accueillie à bras ouverts, quand bien même sa prise en charge médicale reste importante.
“J’ai un traitement assez conséquent à prendre à vie, confie-t-elle. J’ai des médicaments quasiment matin, midi et soir pour ne pas que je fasse un rejet. Cependant, plus le temps passe, plus je gagne en autonomie et plus ma vie se rapproche de l’ordinaire.”
Ce qui lui était impossible hier est devenu possible, comme tout simplement le fait d’aller à pied à l’école. C’est pourquoi elle a décidé de lancer le projet Rame avec Alexandra, un défi sportif qu’elle compte réaliser au fenua en ralliant en aviron Tahiti à Moorea, soit 17 kilomètres à la force des bras.
“L’idée vient de mon ancien kiné, qui est devenu un ami, Matthieu Forge, et qui s’est installé à Tahiti, raconte Alexandra Caldas. Il fait de l’aviron depuis des années et a développé la pratique en Polynésie. C’est lui qui m’a proposé, depuis que je vais mieux, depuis ma transplantation, de faire une traversée Tahiti-Moorea en aviron pour montrer aux malades de la mucoviscidose, et pas seulement, que tout peut être possible, même après une opération, une maladie, ou un traitement lourd ; que l’impossible peut être possible.”

Si Alexandra Caldas ne sera pas seule à réaliser ce défi prévu le 5 août –Matthieu Forge ramera avec elle –, cela représente tout de même un gros challenge au vu de sa condi-tion.
“Du coup, je suis une préparation physique, explique-t-elle. Je fais de l’aviron toutes les semaines et je commence à faire de grandes distances depuis quelque temps. J’ai un plan d’eau près de chez moi, l’Oise, et je peux faire des distances d’au moins 20 kilomètres. Je vais augmenter les entraînements au fur et à mesure du temps. J’ai un traitement assez lourd qui me fatigue beaucoup, donc il faut aussi que je m’adapte à ma fatigue et que je me repose.”

“Vivre autrement et faire rêver”

 

Alexandra Caldas n’est encore jamais venue à Tahiti. Cette étudiante en géographie et aménagement du territoire à l’université Cergy-Pontoise devrait arriver au fenua fin juin-début juillet, afin de s’entraîner en conditions réelles, mais aussi pour réaliser un stage en entreprise dans le cadre de ses études. “Je fais un peu un combo !”, sourit-elle.
“Mais c’est avant tout une volonté de communication et d’information qui m’anime. Je veux montrer qu’on peut espérer vivre autrement quand on en est malade et faire rêver ceux qui pensent que leur vie ne peut être réduite qu’à une lourde prise en charge médicale quotidienne. Montrer aux autres malades, atteints de mucoviscidose, qu’il ne faut pas se décourager, que le combat contre la maladie doit continuer et que nous devons tous nous mobiliser pour la vaincre ! Enfin, je veux montrer l’importance du don d’organe car sans ce don, cette aventure ne serait pas réalisable. C’est une façon de dire merci à mon donneur”, conclut-elle.

La mucoviscidose est une maladie génétique rare qui touche principalement les voies respiratoires et le système digestif. En France, 2 millions de personnes sont porteuses saines du gène de la mucoviscidose et tous les trois jours, un enfant naît atteint de la maladie.

 

alexandra caldas

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