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Dengue de type 2 : la menace s’éloigne

mercredi 18 juillet 2018

À Tahiti comme dans les archipels, la lutte contre la prolifération des moustiques reste la priorité face au danger épidémique toujours présent. Toutes les eaux stagnantes constituent des gites potentiels. (© archives LDT)

À Tahiti comme dans les archipels, la lutte contre la prolifération des moustiques reste la priorité face au danger épidémique toujours présent. Toutes les eaux stagnantes constituent des gites potentiels. (© archives LDT)

Depuis fin juin, aucun nouveau cas de dengue de type 2 n’a éé détecté à Raiatea. Le risque d’épidémie de grande ampleur redouté par le Pays, puisque ce sérotype n’avait pas circulé sur le territoire depuis l’an 2000, semble s’éloigner.

Les autorités sanitaires se gardent néanmoins de crier victoire trop tôt. “L’alerte de niveau 2 est maintenue jusqu’au 8 août”, a expliqué hier à La Dépêche Mihiau Mapotoeke, épidémiologiste au bureau de veille sanitaire de la direction de la santé. “Si aucun nouveau cas n’est déclaré d’ici cette date, le Pays repassera en niveau 1, c’est-à-dire le niveau de veille puisque Tahiti a des liaisons aériennes directes avec des pays où la dengue de type 2 est présente.”

Le niveau 3 correspond à une flambée épidémique, avec sa période de crise et le niveau 4 marque le début de la phase de décroissance de l’épidémie. Les mesures de démoustication par pulvérisation d’insecticide, renforcées par une lutte active contre les gîtes larvaires dans la commune de Uturoa, semblent avoir porté leurs fruits. Les pulvérisations, au maximum trois par période de sept jours, ont cessé à Raiatea, elle ne reprendront qu’en cas de nouveau malade déclaré.

Si l’avenir confirme que le risque épidémique a pu être contenu, ça n’est pas le premier exemple au niveau de Tahiti et ses îles. “En février 2017, avec une compétition de football à Tahiti, il y avait eu trois cas importés de dengue de type 2 en provenance du Vanuatu”, a rappelé Mihiau Mapotoeke. Avant de souligner que déjà, à l’époque, les mesures de prévention et de lutte antivectorielle avaient permis d’éviter l’apparition de cas autochtones, et donc de début d’épidémie.

Le bureau de veille sanitaire continue à marteler son message axé sur l’indispensable élimination des gîtes larvaires par chacun des Polynésiens. Le travail d’information et de sensibilisation à la lutte contre la prolifération des moustiques reste, plus que jamais, la priorité face au danger épidémique. Car la Polynésie française continue d’être à risque d’importation de la dengue de type 2 du fait que le virus circule dans la zone Pacifique.

Damien Grivois

 

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