Dérive d’un poti marara pendant trois jours au large de Scilly (Manuae)

    jeudi 2 octobre 2014

     Le MRCC (Centre opérationnel de surveillance, de recherche et de sauvetage en mer de Polynésie française) rapporte qu’il a été avisé samedi dernier à 12 heures 30 qu’un poti marara parti jeudi de Scilly n’était pas arrivé à Maupiti, où il était attendu le soir même. Le Centre a sollicité l’intervention d’un Gardian des forces armées en Polynésie française afin de procéder à de premières recherches.
     Les recherches effectuées de 17h30 à 19 heures puis de 23h30 à 2 heures n’ayant pas permis de retrouver le navire, de nouvelles recherches par aéronefs Gardian et Casa des forces armées en Polynésie française ont été programmées au lever du jour.
     Alors que les deux aéronefs se rendaient sur zone, les habitants de l’atoll de Mopelia, informés la veille des recherches en cours, ont appelé à 7h40 le MRCC pour indiquer que le navire recherché se trouvait à l’extérieur de l’atoll. Deux de ses occupants avaient gagné l’atoll à la nage, les deux autres demeurant sur le poti marara.  Ramené à l’intérieur du lagon de Mopelia puis dépanné par un autre poti marara venu de Maupiti, le poti marara attend actuellement une fenêtre météorologique plus favorable pour repartir avec le navire venu l’assister.  
     D’après le propriétaire du poti marara, celui-ci est tombé en panne à 35 milles nautiques de Maupiti puis a dérivé jusqu’à vendredi soir ; ses occupants ont ensuite réussi à mettre en place une voile de fortune et à se diriger vers Mopelia.
     Le MRCC rappelle, à l’occasion de cette affaire, l’importance de détenir à bord une balise de détresse, notamment pour les navires effectuant des traversées solitaires entre les îles. Tout incident mécanique est, sans cela, susceptible d’avoir des conséquences particulièrement graves.
     Il est par ailleurs indispensable que toute personne s’inquiétant du retard d’un navire en informe immédiatement le MRCC. La recherche d’un navire dérivant depuis plusieurs jours est en effet bien plus complexe que celle d’un navire recherché quelques heures seulement après son avarie. Tarder à informer le MRCC diminue donc de manière directe les chances de retrouver le navire.
     

    Louis B 2014-10-03 18:01:00
    Beaucoup de gens ne font que quelques traversées importantes par an. Pas assez pour "investir" dans une balise Argos. Les affaires maritimes - ou une entreprise privée - ne pourraient-elles pas mettre en place un service de location de balises de détresse?
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