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Un dernier grand oral à l’ONU avant le référendum

vendredi 6 octobre 2017

onu

L’ONU est un grand témoin de l’évolution de la décolonisation dans le pays. (Photo : archives ONU)

Le saut à New York était primordial, à entendre la sphère politique calédonienne. Et pour cause : la séquence devant la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies, entité chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, est très probablement la dernière avant la consultation de 2018.

Selon l’organisation interne, la commission peut avancer des recommandations à l’Assemblée générale.

Du président du gouvernement Philippe Germain à l’indépendantiste Roch Wamytan en passant par le représentant de la plateforme loyaliste Gaël Yanno, six intervenants du Caillou se sont exprimés tôt hier matin, heure de Nouméa, au siège des Nations unies.

 

Un point commun

 

Eugène Ukeiwé, du Rassemblement-Les Républicains, n’a pas pu prendre la parole, semble-t-il pour des raisons techniques d’enregistrement d’inscription.

Les non-indépendantistes ont longtemps boudé la tribune. Alors que, depuis la réinscription de la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU en décembre 1986, le FLNKS ne rate aucun rendez-vous à New York.

Comme pressenti, chaque Calédonien est resté hier dans son registre politique, vantant son projet, soulignant ses craintes et ses aspirations.

Et sans surprise, un grand écart fut noté. L’ONU est aussi utilisée comme un porte-voix sur la scène internationale. Sauf que les lignes se sont croisées sur un point : la demande d’une présence de représentants des Nations unies avant et pendant la consultation de 2018.

L’Assemblée générale devra bientôt statuer sur cette requête.

Non loin du micro, il y a les coulisses. Le déplacement de délégations est le moment privilégié pour rencontrer les représentants des États. Plus le référendum approche, plus ces entretiens ont du poids dans la recherche de soutiens possiblement apportés aux sensibilités politiques.

Pour Philippe Germain, “cette audition revêt un caractère exceptionnel, car nous nous exprimons pour la dernière fois avant l’organisation du référendum d’autodétermination qui se tiendra au plus tard en novembre 2018. Cette échéance historique vient achever un processus engagé il y a bientôt 30 ans par la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Je voudrais aujourd’hui saluer leur mémoire et rendre hommage à leur courage et à leur vision éclairée de l’avenir. Ces deux hommes nous ont offerts 30 ans de paix, de vivre ensemble, d’évolution économique et sociale.”

Pour Roch Wamytan, en revanche, il s’agit de “manipulation, instrumentalisation et pièges”. “En 30 ans d’inscription sur la liste ONU et d’accords politiques successifs, comment la France, puissance de tutelle, a préparé le peuple kanak colonisé et les autres communautés associées à lui dans un destin commun à pouvoir s’exprimer librement et en toute sincérité et transparence lors de ce grand rendez-vous référendaire de 2018 ? Ce travail d’analyse, nous demandons à ce que l’ONU puisse le réaliser sous forme d’audit.”   

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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