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Il dérobe le sac d’une touriste américaine puis se le fait voler

vendredi 25 novembre 2016

justice

“C’est pas bien, c’est péché, mais j’avais faim, j’avais besoin d’argent”, s’est justifié le jeune voleur.(© archives LDT)

 

“C’était supposé être le paradis”, expli-que, en anglais, la touriste américaine de 67 ans qui gardera un goût amer de ses vacances à Tahiti. Mercredi, après avoir quitté son hôtel, elle marche boulevard Pomare en tenant fermement son sac à main contre sa poitrine. Pas de quoi décourager P.G., jeune désœuvré tout juste majeur, avec un complice mineur, qui sera jugé par la suite devant le tribunal pour enfant. Le sac est arraché et les deux prennent la fuite.

“C’est pas bien, c’est péché, mais j’avais faim, j’avais besoin d’argent”, a expliqué P.G., hier, lors de sa comparution immédiate.
Qu’ils soient venus de Mahina pour voler ou non, qu’ils sachent si la sexagénaire était une touriste ou pas, les deux complices diffèrent sur leur version. Un seul point semble les mettre d’accord. Quelques pas plus loin, alors qu’ils fuient, trois hommes les arrêtent en voiture et leur volent le sac dérobé quelques instants plus tôt.

Si la touriste avait heureusement son passeport dans sa chambre d’hôtel, son sac contenait son téléphone, 300 dollars (34 000 F), deux portefeuilles, son téléphone portable, ses lunettes et sa tablette.“Je suis très touchée, attristée et un peu en colère”, explique la touriste américaine, qui a dû renoncer à la suite de son voyage pour assister au procès.

Sans relation avec ses parents, P.G. a une compagne de 17 ans enceinte de quatre mois et vit dans sa famille qui regroupe 13 personnes. Un parcours chaotique qui ne doit pas servir d’excuse, selon le procureur, qui rappelle les aides apportées pour nourrir les SDF et de souligner le préjudice à la réputation de Tahiti.

“Que va-t-elle dire en revenant aux États-Unis ? Elle pensait trouver un mythe, le paradis, et elle trouve un petit bout d’enfer”, avant de rappeler que la Polynésie fonde en partie son économie sur le tourisme.
Il requiert 24 mois de prison, dont six mois avec sursis.

“Tahiti, ce n’est pas que le paradis, c’est là aussi la précarité”, répond indirectement l’avocate de P.G., pour qui “l’envoyer en prison ne va pas faire de Tahiti un paradis”, avant de demander des travaux d’intérêt général pour remettre son client dans le droit chemin.

Celui-ci écope finalement d’un an de prison, dont dix mois avec sursis, son maintien en détention et l’obligation d’indemniser sa victime. Cette dernière devra attendre une nouvelle audience en janvier prochain pour savoir à quelle hauteur est estimé son préjudice.

 

F.C.

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