Des conseils pour ceux qui souhaiteraient étudier au Canada

    mardi 28 juillet 2015

    Actuellement en vacances à Tahiti, l’étudiante tahitienne Aurélie Felez poursuit ses études au Canada. 
    Cette ancienne élève du lycée polyvalent de Taravao, qui avait obtenu le bac ES deux mois plus tôt, a mis pour la première fois les pieds au Québec en août 2011, afin de suivre des études d’administration des affaires avec spécialité en ressources. 
    Avant son retour au Québec, nous l’avons rencontrée à Papeete. “Mon dernier examen aura lieu le 20 août et ensuite, si tout va bien, je vais m’inscrire en master en management avec spécialité ressources humaines. Le master, c’est deux ans d’études après la licence. J’aimerais bien travailler dans le secteur des ressources humaines”, dit Aurélie. 
    Née le 12 septembre 1993 à Papeete, dans une famille de quatre filles (Nathalie, Emmanuelle, Vaihere et Aurélie), Aurélie Felez reprendra l’avion vendredi et souhaite donner quelques conseils aux nouveaux bacheliers qui ont décidé de poursuivre leurs études au Canada. 
    À Montréal, Aurélie habite dans un appartement en colocation avec une amie tahitienne. Elle a obtenu des notes de 98/100 en ressources humaines, mais 68/100 en maths. “C’est horrible d’étudier les maths au Canada, car leur manière de voir les choses est différente. Ce sont les mêmes formules mathématiques mais appliquées d’une autre manière. En semaine, les cours sont assurés de 9 à 21 heures. Je peux avoir trois cours différents dans la journée. Un cours dure trois heures. Pour les samedis, ça dépend. Il peut y avoir des cours, mais moi, j’évite d’avoir les cours les samedis. Le problème, en hiver, dès 16 heures, il fait déjà nuit. Les vacances universitaires, c’est deux semaines et demie en décembre et une semaine à fin février, début mars”, poursuit-elle. 
    Pour les nouveaux bacheliers qui ont prévu d’étudier au Canada, Aurélie Felez leur demande de “faire très attention”. “Là-bas, ce n’est pas le même mode d’éducation que chez nous, il faut trouver son rythme. C’est chacun pour soi, il faut s’adapter. Les professeurs sont ouverts, on peut discuter avec eux en tête à tête et on a des petits amphithéâtres pouvant accueillir environ 70 étudiants. Les enseignants ne sont pas tous des Canadiens ou Québécois. On trouve des professeurs de nationalité américaine et même de nationalité française”, précise-t-elle. 

    Pas touchée par la grève des universités

    Interrogée sur les grèves estudiantines qui ont secoué les universités québécoises en 2012, elle affirme que son “département est le seul département dans l’université qui n’a pas fait grève”. “Certains étudiants tahitiens étaient obligés de suivre le mouvement social lorsque la grève a été enclenchée. En ce moment, il y a encore une grève. Il faut savoir lorsqu’il y a une grève dans les universités, ce n’est pas toute la fac qui est en grève. Je n’ai aucune idée du nombre d’étudiants polynésiens qui suivent des études au Québec. Je connais quelques Tahitiens, par exemple, Mohea de Tautira, qui termine sa licence en ce moment”. 
    Pour mémoire, le conflit social qui a secoué les universités québécoises durant une longue période avait pour origine l’augmentation des frais de scolarité et frais annexes. 
    La grève n’a été levée que lorsque le gouvernement a décidé de ne pas appliquer les augmentations tarifaires. 
    Les études au Canada ne fonctionnent pas par classe, comme dans le système éducatif français. Chaque étudiant suit un cheminement par session. Dans chacune des trois sessions (automne, hiver, été), il y a au moins cinq cours à suivre. Chaque cours donne droit à trois “crédits”. 
    Ainsi, un étudiant peut avoir 15 crédits maximum par session. Mais, en général, les étudiants préfèrent tourner entre 12 à 
    15 crédits plus faciles à gérer. “On s’inscrit dans les cours que l’on veut et on peut avoir des cours communs même si on est en première ou deuxième année d’études. La troisième année, on se consacre à la spécialisation. Si plus tard, j’ai la possibilité de travailler ici, à Tahiti, je reviendrais, sinon, je resterais à l’étranger. J’ai effectué un stage à Bali, durant le mois de mai 2015”, poursuit-elle. 

    Une association regroupe les étudiants tahitiens

    Elle est partie en Indonésie pour réaliser une étude de marché en prévision de l’ouverture d’un café-restaurant pour les touristes, étude commanditée par deux entrepreneurs qui ont contacté l’université. 
    En dehors de ses études, Aurélie Felez assure des cours de ‘ori Tahiti. “Depuis deux ans, je donne des cours de danse tahitienne et on a donné un spectacle le 18 avril à Montréal dans une salle louée pour l’occasion. J’ai participé à la mobilité de groupe et je veux commencer à étudier le chinois en vue d’un stage en Asie. Tout le monde dit qu’il faut étudier le chinois”, dit l’étudiante. 
    Aurélie a été présidente, durant l’année 2012-2013, de l’association des étudiants de Polynésie française (AEPF) du Canada. 
    Chaque mois, l’association organise des activités ou des sorties pour ses membres afin de découvrir la région. Présidée par Teanuanua Bionaz, secondée par son vice-président Kévin Martin, l’association reste très ouverte pour de précieux conseils, des informations aux nouveaux arrivants et aider dans les démarches administratives au Canada. Elle compte à ce jour une bonne quarantaine d’étudiants polynésiens. 

    De notre correspondant J.H.

    Teanuanua 2015-07-29 18:54:00
    Si vous souhaitez désirez des informations visitez notre site web http://aepf-canada.com, des conseils pour vous même, recherchez le groupe AEPF - Canada sur facebook. Merci à nos deux précédentes présidentes pour cet article :D
    VONGUE 2015-07-29 13:16:00
    Bonjour, je souhaiterais faire mes études au Canada et j'aimerais bien avoir des conseils. Merci de bien vouloir me contacter :)
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