Des doctorants vulgarisent leurs recherches

    mardi 10 mai 2016

    La 8e édition des doctoriales s’est ouverte lundi, à l’Université de la Polynésie française (UPF). Durant deux jours et demi, le jury et le grand public sont invités à découvrir les travaux de recherches menées par des doctorants.  Trente-six étudiants de l’UPF et une de l’Université de Nouvelle-Calédonie se plient au difficile exercice de présenter avec clarté leurs travaux.

    La huitième édition des doctoriales s’est ouverte hier, à l’université de la Polynésie française (UPF). Durant deux jours et demi, le jury (chefs d’entreprises, décideurs politiques, chercheurs) et le grand public sont invités à venir découvrir les recherches menées par des doctorants qui doivent vulgariser leurs travaux.

    “Cette manifestation est ouverte à tous. Elle représente la meilleure chance, pour quiconque qui s’intéresse à la recherche, d’acquérir un panorama complet des travaux de recherches menées à l’UPF”, explique Alban Gabillon, directeur de l’école doctorale du Pacifique.
    Mathématiques, biologie, droit, informatique, sociologie, écologie,… les thématiques traitées sont variées, mais toutes ont une dimension “appliquées au développement culturel, intellectuel, scientifique, économique de la Polynésie française”, précise Éric Conte, président de l’UPF.

    Cette manifestation à caractère scientifique et publique est obligatoire pour tous les doctorants de l’UPF. Elle consiste en une présentation orale de vingt minutes, suivie de dix minutes de questions, pour les étudiants inscrits en 2e et 3e années de thèse et en la présentation d’un poster en cinq minutes pour les étudiants en première année.

    Son objectif ? Au-delà de permettre aux étudiants d’avoir un bon entraînement avant leur soutenance de thèse, cette manifestation permet de porter à la connaissance du public, les recherches réalisées en Polynésie française, et montrer que, loin d’être coupée du réel et des problèmes du quotidien, la recherche à l’UPF est concrète et appliquée à un vaste champ disciplinaire.
    C’est également l’occasion pour les jeunes chercheurs de valoriser leurs travaux et de se faire connaître auprès d’employeurs potentiels.

    Hier, les présentations concernant les sciences exactes étaient à l’honneur. Aujourd’hui, place aux travaux de recherche en droit, en économie et en gestion. Demain, ce sera au tour des sciences humaines et à nouveau des sciences exactes.

    Des récompenses à la clé

    Cette année, ils sont 36 étudiants de l’UPF et une étudiante de l’Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) à se plier au difficile exercice de présentation de leurs travaux.
    L’école doctorale du Pacifique est commune à l’UPF et à l’UNC. C’est pourquoi, chaque année, des étudiants de l’UNC sont invités à venir présenter leurs travaux à Tahiti.

    Les doctorants de l’UPF appartiennent tous à un laboratoire de recherche de l’UPF. Mais si l’école doctorale du Pacifique est pluridisciplinaire, c’est dans le laboratoire Écosystèmes insulaires océaniens (EIO) que l’on trouve le plus grand nombre de doctorants. En somme, les étudiants en sciences exactes et plus particulièrement en chimie-biologie sont majoritaires.
    Pour pimenter ces doctoriales, une compétition amicale a été mise en place pour récompenser la meilleure présentation orale (avec un prix de 200 000 F, délivré par EDT) et la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle (avec un prix de 100 000 F, attribué par Tahiti Fa’ahotu).
    Le doctorant de première année qui aura présenté le meilleur poster empochera, quant à lui, la somme de 70 000 F, offert par Robert Wan.

    É.P.

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