Des élus demandent l’extension de l’état d’urgence outre-mer

    mardi 17 novembre 2015

    Des élus de la Réunion, de Mayotte et de Martinique ont demandé l’extension à leur territoire de l’état d’urgence décrété vendredi soir par François Hollande après les attentats et qui concerne l’Hexagone et la Corse.

    Les outre-mer sont actuellement en Vigipirate renforcé.

    Les sénateurs réunionnais (Les Républicains) Didier Robert, président sortant du conseil régional, et Michel Fontaine ont cette extension compte tenu de « l’extrême gravité de la situation ».

    Dans l’entourage de M. Fontaine, on fait valoir que cette demande est « logique puisque plusieurs cas de radicalisation ont été signalés ».

    Selon le préfet Dominique Sorain, « un peu moins d’une centaine de cas de radicalisation a été signalée » depuis le début de la procédure de surveillance en avril 2014. En juin, une filière jihadiste avait été démantelée à Saint-Denis de la Réunion.

    Nassimah Dindar, présidente centriste du département, estime que l’état d’urgence pourrait être de nature à « rassurer les Réunionnais sur la mise à mal suspectée de notre vivre-ensemble ».

    Jean-Hugues Ratenon, candidat (DVG) aux régionales, a lui insisté sur les « forts soupçons de présence non démentie de groupes radicalisés dans les pays de la zone, à Maurice et dans l’archipel des Comores ».

    A Mayotte, voisine des Comores, le président du conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani (droite) a demandé à entrer dans le dispositif « en priorité », arguant être le « territoire ultramarin le plus exposé, compte tenu de sa proximité avec l’Afrique Australe (à 400 Km), donc du Kenya et de l’Ethiopie où il y a des poches de piraterie, des terroristes +shebab+ ».

    Pour le sénateur Thani Mohamed Soilihi (PS), « Mayotte n’est pas épargnée des risques d’attentats terroristes (…) et doit être concernée dans les mesures en cours de discussion au parlement pour éviter toute déstabilisation ».

    Quant à Daniel Zaïdani, ancien président (DVD) du conseil général, il estime que « nos frontières sont grandes ouvertes, n’importe quel terroriste peut entrer avec toutes les armes qu’il souhaite ».

    En Martinique, le député Jean-Philippe Nilor (MIM, indépendantiste) se demande s’il y a des « éléments objectifs pour considérer que nos peuples sont hors de portée des terroristes ? » Il ne le « croit pas » et demande « donc qu’on prenne les mêmes dispositions ».

    En Guadeloupe, l’ancien ministre des Outre-mer et candidat aux régionales Victorin Lurel a dénoncé ceux qui « tentent de créer une polémique autour de la soi-disant non application de l’état d’urgence outre-mer ». Selon lui, le projet de loi pour étendre l’état d’urgence pour trois mois, débattu jeudi et vendredi au parlement, concernera « tout le territoire national, y compris outre-mer ».

    Agence France-Presse

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