Des reines sereines pour des ruches performantes

    mercredi 13 janvier 2016

    Organisée par le Centre de formation professionnel et de promotion agricole (CFPPA) de Moorea, avec le partenariat
    du Service développement rural (SDR), une formation a été dispensée aux apiculteurs. Destinée à douze
    professionnels de la filière, cette formation était destinée à des apiculteurs expérimentés possédant au moins 50 ruches. Ce stage de trois jours sur le greffage de reines, s’est décomposé en une journée de formation théorique et deux jours sur l’exploitation mellifère d’Olivier Meri, à Miri Miri.
    À l’initiative, du Centre de formation professionnel et de promotion agricole (CFPPA) de Moorea, le Service du développement rural (SDR) de Raiatea a accueilli une formation complémentaire à l’intention de douze apiculteurs.
    Destiné à des professionnels de la filière, de Raiatea et de Taha’a, ce stage portait sur la création de reines abeilles. Débuté mi-décembre au SDR, par une prise de contact avec les formateurs et un développement théorique du programme, ce stage s’est poursuivi sur le terrain. Il était animé par Jérôme Régnault, un apiculteur réputé de la Côte-d’Or en métropole, propriétaire de 700 ruches, et Christophe Bernard formateur au Centre de formation professionnel et agricole. Cette formation pratique s’est déroulée, durant deux jours, sur l’exploitation mellifère d’Olivier Meri.
    Pour faire évoluer la filière, indique Christophe Bernard, « on a pensé qu’il fallait améliorer le niveau des formations. Celles destinées aux débutants vont être arrêtées et on va passer au niveau supérieur. La sélection et la création de nouvelles reines font partie de ce programme ».

    Hygiène et douceur

    Le formateur poursuit : « Il faut savoir que lorsque les reines ont déjà travaillé deux à trois ans, elles pondent beaucoup moins. Pour bien produire il faut des reines de qualité. Pour cela, les apiculteurs doivent sélectionner leurs abeilles sur des critères liés à leurs abeilles bien entendu, mais aussi nettoyer leurs ruches, pour éviter l’installation de la loque (parasite) par exemple. Mais il y a aussi la douceur : c’est un critère super-important, car lorsque l’on va ouvrir une ruche et que les abeilles se comportent sereinement, c’est agréable. Il faut savoir que certaines abeilles sont très agressives dès que l’on approche, avant d’avoir ouvert le couvercle de la ruche et même après les avoir enfumées. Dans cette configuration, il vaut mieux être équipé de vêtements protecteurs. Il y a, en revanche ,des apiculteurs qui ont sélectionné leurs abeilles sur le critère de la douceur, les abeilles sont sereines et l’on peut y aller sans combinaison. »

    Princesses élevées à la gelée royale

    Cette formation très poussée, destinée à huit professionnels avait pour thème le greffage, une opération très délicate qui consiste à récupérer une larve d’abeille dans une cellule pour une opération de picking (avec une mini-spatule), pour en faire une reine. Prélevées à l’âge de un jour, ces larves sont mises en élevage dans des cellules royales au sein d’une ruchette nommée starter. Là, elles sont prises en charge par les butineuses qui vont les nourrir exclusivement de gelée royale pour en faire des reines.
    Raiatea et Taha’a comptent environ 35 apiculteurs et une douzaine d’apiculteurs professionnels, mais de nombreux amateurs de miel sont tentés de se lancer dans l’expérience apicole. Pour se lancer dans l’activité, il est toujours possible d’aller chez un apiculteur professionnel et de récupérer un essaim dont la reine est réputée performante. Mais une reine n’est pas éternelle. Une reine mal nourrie, au début, risque de ne pas être efficace, elle manquera de dynamisme et sa ruche donnera peu de miel.

    De notre correspondant Jean Claude Bocher

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