Des syndicalistes accusés d’avoir coupé les caméras de surveillance de leur entreprise

    vendredi 20 mai 2016

    Quatre salariés de la société Huilerie de Tahiti ont fait face aux magistrats de la cour d’appel, jeudi matin. Ces délégués du personnel avaient été condamnés, le 29 avril, à 20 000 F d’amende et 180 000 F de dommages et intérêts pour avoir éteint à plusieurs reprises les caméras de surveillance de l’entreprise, occasionnant des dégâts sur deux d’entre elles. Ils avaient tour à tour coupé le disjoncteur sur lequel elles étaient reliées, et ce, sur fond de mouvement social.

    À la barre, ils ont reconnu les faits, expliquant avoir agi de la sorte car les caméras avaient, selon eux, pour seul but “d’espionner les salariés”. Ils ont ajouté qu’ils ignoraient que le fait de couper le disjoncteur pouvait occasionner des dommages au matériel.

    S’ils ont fait appel de leur peine de première instance qui peut paraître minime c’est, a indiqué leur avocate, pour parer à d’éventuelles sanctions disciplinaires. “Si ces salariés écopent d’une condamnation définitive pour dégradation volontaire, ils pourraient faire l’objet d’une procédure de licenciement”, a-t-elle martelé, avant de demander la relaxe des mis en cause.

    L’avocat général a laissé le soin aux magistrats de la cour d’appel de se faire une opinion. Ils rendront leur décision le 30 juin.

    J.-B.C.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete