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La destruction “de manière artisanale” du Sofitel Maeva Beach

mercredi 16 novembre 2016

maeva beach

Faute d’avoir un engin adéquat à temps, il avait fallu morceler l’immeuble en faisant monter les machines sur un remblai. (© archives LDT)

 

Le Tahiti Mahana Beach n’est pas encore sorti de terre, mais il a déjà fait couler beaucoup d’encre au palais de justice. Hier, c’est le volet de la déconstruction qui était jugé pour des faits d’escroquerie et de mise en danger de la personne.
Le chantier est sous la responsabilité de Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) qui établit un appel d’offres pour désigner l’entreprise chargée de la destruction de l’hôtel.

Avec l’offre la moins coûteuse, c’est l’entreprise Boyer qui l’emporte. Mais pour effectuer les travaux, elle fait notamment appel à une entreprise de terrassement. Un prestataire de services louant machine et chauffeurs pour l’entreprise Boyer, un prestataire donc également pour TNAD, une clause interdite, stipulée dans l’appel d’offres.

La justice soupçonnait l’entreprise de travaux publics d’avoir un arrangement avec celle de terrassement avant l’appel d’offres, lui valant cette accusation d’escroquerie. “Rien ne permet de le dire”, a expliqué le procureur à ce sujet.
L’autre motif du procès d’hier a été mis à jour par un candidat déchu de l’appel d’offres qui est allé réaliser avec un huissier des conditions de destruction de l’hôtel. Une déconstruction faite de “manière un peu artisanale”, a commenté le juge faisant notamment référence à la délimitation de la zone à risques autour du bâtiment et de la zone de recul censée être équivalente à la hauteur de l’édifice.

Difficile de se faire un point de vue sur les clichés, mais les parties défendent que ce calcul ne vaut que lorsqu’un immeuble est détruit en tirant dessus. C’est ce qui devait être fait à l’origine avec un engin spécial. C’était sans compter sur les délais plus courts voulus par Gaston Flosse pour faire place nette avant la venue d’investisseurs éventuels. Faute de pouvoir recevoir l’engin adéquat à temps, il a fallu donc trouver une nouvelle méthode en morcelant l’immeuble avec un engin qui a atteint les plus hauts étages en montant sur un remblai.

Hier, à l’heure où nous mettions sous presse, le délibéré n’était pas encore connu.

 

 

F.C.

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