Dette de santé, tarifs d’électricité : Valls conforte les élus de Wallis et Futuna

jeudi 18 décembre 2014

Les élus de Wallis et Futuna, reçus mercredi soir par Manuel Valls à Matignon, ont été confortés sur deux revendications de l’archipel français du Pacifique : la dette de l’agence de santé locale et le prochain alignement de l’électricité sur les tarifs de métropole.
Le Premier ministre, qui a déjà promis de se rendre en Nouvelle-Calédonie en 2015, a par ailleurs exprimé « le souhait » de venir également l’an prochain à Wallis-et-Futuna, selon les participants.
Le président de l’Assemblée territoriale du petit archipel (11 400 habitants), Mika Kulimoétoké (proche PS), s’est dit satisfait d’être reçu pour voir abordés « des sujets qui sont pour nous capitaux ».
Sur le règlement de la dette sanitaire locale, « on peut considérer que c’est chose acquise », s’est-il réjoui devant les journalistes à sa sortie de Matignon.
La dette sanitaire de Wallis-et-Futuna, due par l’agence de santé locale à l’hôpital de Nouvelle-Calédonie où ont lieu les évacuations, avoisine les 20 millions d’euros.
Pour rembourser cette dette devenue trop lourde, l’Agence française de développement (AFD) va faire un prêt d’un montant égal à la dette à l’agence de santé, dont l’État sera caution. En parallèle, l’État va augmenter la dotation versée à l’agence pour permettre à l’agence de rembourser son prêt, a confirmé Matignon.
Quant à l’électricité, dont le tarif est cinq à six fois plus cher à Wallis-et-Futuna qu’en métropole, pour un niveau de vie trois fois moins élevé, le gouvernement a apporté son soutien à la mesure du projet de loi de transition énergétique prévoyant son prochain alignement sur les tarifs de métropole.
De nombreuses îles françaises, dont la Corse et la plupart des DOM, bénéficient déjà de cet alignement. Il permet de compenser pour le consommateur le fait que produire de l’électricité coûte plus cher sur une île non raccordée par des lignes au réseau électrique national, où tout le courant doit être produit sur place.
Le surcoût est alors supporté via une taxe payée par tout consommateur, la Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Selon Matignon, intégrer Wallis-et-Futuna au dispositif représente un coût d’environ 4 millions par an.
Enfin, les élus ont évoqué la piste d’amendements au pavillon maritime de Wallis-et-Futuna, afin notamment d’autoriser des casinos à bord, selon M. Kulimoétoké. Matignon a sur ce point exprimé un soutien de principe.

AFP

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