Deux ans de prison requis contre le concessionnaire auto suspecté d’escroqueries

    mercredi 7 octobre 2015

    Quatre ans de prison, dont deux années ferme, ont été requis, hier, par le procureur de la République à l’encontre de l’ancien gérant d’Excel Motors, une concession automobile de Papeete qui proposait à la vente des véhicules américains de luxe, neufs et d’occasion.
    Ce dernier, 46 ans aujourd’hui, était renvoyé devant le tribunal correctionnel pour escroqueries, abus de confiance et banqueroute. En mai 2014, il avait été condamné pour ces mêmes faits à quatre ans de prison ferme en son absence.
    Affirmant n’avoir pas été tenu informé de ce premier procès, il avait obtenu l’organisation d’un second… qui s’est déroulé hier.
    La justice le soupçonne d’avoir floué, entre 2008 et 2010, une vingtaine de clients, mais aussi les services fiscaux du Pays et, enfin, plusieurs fournisseurs locaux avant de prendre la fuite pour Las Vegas (États-Unis) où il avait décidé de s’établir.
    Parmi les griefs qui lui sont reprochés : le fait d’avoir notamment viré sur un compte bancaire américain environ 50 millions de francs, une somme tirée du compte-courant de sa société alors que celle-ci traversait au même moment de graves difficultés.

    Fonds volatilisés

    En outre, malgré un manque de trésorerie criant, il se versait un salaire mensuel d’un peu plus d’un million de francs et continuait à accepter de nouvelles commandes.
    Interrogé par la présidente du tribunal sur les délits dont il est accusé, le quadragénaire a eu réponse à tout à l’audience.
    En substance, celui-ci a assuré ne jamais avoir eu l’intention de flouer ses clients et fournisseurs, invoquant les effets de la “crise” financière ou de mystérieux remboursements de prêts, pour expliquer que les fonds de l’entreprise se soient volatilisés.
    L’ex-gérant a également affirmé ne pas avoir cherché à fuir au plus vite le pays pour échapper à la justice et à ses débiteurs.
    Pour son avocat, le prévenu est même la première des “victimes” du dossier car il avait, selon lui, vendu le fonds de commerce de son entreprise à la propriétaire d’un autre garage pour environ 14 millions de francs. Une somme qu’il n’aurait jamais perçue.
    “À aucun moment, il n’y a eu de manœuvres frauduleuses (…) Dès le début, on est parti du postulat qu’on avait le coupable idéal”, a lancé le conseil en plaidant la relaxe.
    Face à lui le procureur a, au contraire, considéré que les infractions étaient bel et bien constituées.
    “Le prévenu a utilisé à d’autres fins que celles prévues l’argent des victimes et il ne justifie pas de cette utilisation”, a tonné le magistrat fustigeant au passage un gérant qui “s’en va précipitamment en laissant tomber sa société, mais en n’oubliant pas, au préalable, de retirer les sommes qui constituaient le compte-courant”.
    Le tribunal s’est donné le temps de la réflexion. Il rendra son jugement le 1er décembre.

    Compte rendu d’audience J-B.C.

    tata hara 2015-10-08 11:19:00
    il n'est pas assez bronzé pour aller en taule
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