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Deux ans ferme pour une histoire de gâteau qui tourne mal

mardi 3 juillet 2018

Qui dit long week end, dit souvent nombreuses comparutions immédiates, le lundi qui suit… (© Christophe Cozette)

Qui dit long week end, dit souvent nombreuses comparutions immédiates, le lundi qui suit… (© Christophe Cozette)

Un gâteau au goût amer. Hier après-midi, T.T., né en 1982, était à la barre du tribunal correctionnel, pour trois faits distincts dont deux de violence, sur son ex-compagne, ainsi que pour un coup de pied à un agent municipal à Arutua. Présenté en comparution immédiate, T.T. avait demandé un délai pour préparer sa défense.

L’homme est bien bâti, le bras droit tatoué, bouc et cheveux impeccables et courts. T.T. reconnait avoir bu ce jour-là. Lui voulait un grand gâteau, sa concubine de l’époque un petit mais ils se mettent d’accord pour qu’elle en rapporte deux petits.

Finalement, c’est un seul qu’elle rapporte du magasin, pendant que T.T. et leur fils de trois ans attendent dans la voiture, à Arue. La dispute commence alors au volant, comme cela avait été le cas, peu de jours auparavant, pour des faits qui n’avaient pas causé d’incapacité temporaire de travail (ITT). “Chez nous les Tahitiens, on a l’habitude de dire “toi” comme on dit “merde” et cela s’est mal terminé” reconnaît T.T., dans son box, où il comparaît, menotté.

T.T. assène coups de pied, de poing et menace son ex-concubine de mort. Elle perd connaissance par la suite. Cette dernière était présente hier et explique : “Cela a toujours été ça notre vie. Au début, c’était tout beau” reconnaît-elle, toute de jean vêtue.

Son tane a déjà été condamné à neuf reprises – ce qu’il précise sans hésitation – et dit faire des fare, vouloir “trouver un emploi et avoir des visites pour voir son fils”. “On se bouffe la gueule sans excuses” a précisé l’avocate de son ex-concubine, mettant en lumière la lâcheté du prévenu. “Je l’avoue”, reconnaît ce dernier. La procureure a entamé ses réquisitions en parlant d’une “affaire lamentable”.

Le prévenu “a une forte proportion à taper les femmes et cela devant un enfant alors qu’ils sont de véritables éponges qui reproduiront cela plus tard. C’est cela qu’on essaye de casser”. Elle a requis une peine “qui a du sens” soit trente mois, avec révocation de son dernier sursis de 2007 (de quatre mois).

Le conseil de T.T. a, lui, “tendance à penser que la peine demandée est sévère”. “Monsieur n’est pas un abruti total, il comprend ce qu’il fait”, tout en rappelant qu’il reconnaît sa lâcheté. T.T. a finalement été condamné à deux ans d’emprisonnement, avec maintien en détention, révocation du sursis de quatre mois et à payer 600 000 F à la partie civile.

 

Compte-rendu d’audience, Christophe Cozette

 

 

 

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