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Deux ans ferme pour le vol de l’arme d’un gendarme

mercredi 29 novembre 2017

gendarme arme

Le gendarme avait déposé l’arme sur un meuble à 18 h 30 et s’était rendu compte du vol le lendemain matin. (© Florent Collet)

L’affaire avait fait grand bruit quand elle avait été connue du grand public, en janvier. Un gendarme de la brigade de Paea n’avait pas respecté la procédure en rangeant son arme dans le coffret mis à disposition par son service mais l’avait déposée sur l’un des meubles de sa cuisine à la fin de son service, vers 18 h 30.

Ce n’est qu’au petit matin que le gendarme avait remarqué la disparition de son ceinturon où était attaché un Sigma 9 mm, deux chargeurs remplis chacun de 15 cartouches ainsi qu’une paire de menottes.

La thèse d’un cambriolage est rapidement confirmée lorsque d’autres objets volés sont retrouvés dans le voisinage, dont une paire de savates.

Cette dernière va permettre, grâce à l’ADN, de retrouver le voleur bien connu pour avoir été condamné à 19 reprises, dont 17 fois pour vols.

L’enquête va ensuite remonter le fil pour retrouver l’arme un mois après le vol. En plus du voleur, l’arme est ainsi passée dans les mains de trois différentes personnes. Les quatre étaient donc à la barre du tribunal correctionnel, hier.

Le voleur a ainsi expliqué qu’après une après-midi à boire, il avait déjà volé plusieurs maisons à la recherche d’argent liquide et il n’avait pas idée de voler le logement d’un gendarme. Au début de ses auditions, il affirmait même ne pas s’être rendu compte que la ceinture contenait une arme.

L’homme s’était mis ensuite en relation avec un autre homme connu à Faa’a comme le “boss de l’ice” et receleur. Ce dernier avait promis 50 000 F pour l’arme, mais n’avait au final donné qu’une télévision au voleur.

Ce premier receleur avait pris contact avec une autre personne, un cousin éloigné, pouvant être intéressé. Connaisseur des armes, ce dernier avait tout de suite reconnu que l’arme était celle des gendarmes et avait prévenu le vendeur des risques qu’il encourait.

L’homme avait tout de même voulu vendre l’arme, puis, de peur, s’était ravisé et avait demandé à une personne qui lui était redevable d’aller cacher l’arme. Cette dernière sentant le vent tourner et au courant des perquisitions menées chez les autres détenteurs précédents était aller chercher l’arme pour la remettre aux gendarmes qui l’attendaient chez elle.

Tous déjà fortement connus des forces de l’ordre, les quatre hommes ont, dans l’ordre du voleur jusqu’au dernier détenteur de l’arme, fait l’objet de réquisitions lourdes du procureur allant de 4 à 2 ans de prison ferme.

C’est finalement pour la moitié qu’ils seront condamnés, soit 2 ans, 18 mois et 12 mois de prison, seul celui ayant prévenu du risque d’avoir une telle arme a été condamné à 10 mois de prison.

F.C.

 

 

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