Deux cents postes ouverts et dégel des salaires dans la fonction publique

    jeudi 14 janvier 2016

     Édouard Fritch a annoncé hier une hausse de 1 % de l’indice salarial des fonctionnaires en 2016 et l’ouverture aux concours de 200 postes de catégories A et B.  À l’occasion de ses vœux aux syndicats de salariés, le président
    a aussi abordé les sujets qui fâchent : l’emploi, l’assouplissement du code du travail et la réforme de la protection sociale généralisée. Tout en excluant de débattre du second sujet, des syndicalistes se disent prêts à descendre dans les rues sur le dernier point, en cas de fiscalisation de la maladie.
    Après la longue liste des sujets qui fâchent, le président Édouard Fritch a conclu ses vœux, hier, aux représentants de salariés en dévoilant deux décisions, prises en conseil des ministres le matin même, et dont il avait réservé l’annonce.
    Après un gel de huit ans, l’indice salarial des fonctionnaires sera revu à la hausse de 1 % en 2016. L’augmentation sera opérée en deux fois, au 1er mai et au 1er septembre.
    Par ailleurs, 200 postes de catégories A et B seront ouverts aux concours en 2016. “Enfin !”, s’est exclamé le président, qui s’est félicité que “tout cela se fasse sans porter atteinte à la maîtrise budgétaire”, les postes ouverts ayant déjà été budgétés.
    “Cela permettra aux jeunes Polynésiens d’accéder à des emplois convenant à leurs compétences”, a-t-il encore ajouté, encourageant la “culture du mérite” au détriment de la “culture du piston”.
    Si les syndicats de salariés n’ont que peu réagi à ces nouvelles, ils se sont inquiétés des trois problématiques plus larges qui les concernent : la réforme de la protection sociale généralisée (PSG), la simplification du code du travail et le chômage.
    Sur ce dernier point, Édouard Fritch l’a reconnu : “La souffrance des familles touchées par la crise, le chômage et les difficultés d’insertion des jeunes méritent une attention importante de tous les acteurs.” Le gouvernement souhaite faire “reculer le chômage” en s’appuyant sur  une réforme des mesures d’aide à l’emploi et à l’insertion, l’octroi d’une aide aux employeurs “qui consentent un effort de formation de leurs nouveaux salariés” et le développement de l’apprentissage. Bientôt, a-t-il également rappelé, le fonds paritaire de gestion contrôlera le niveau de qualification des organismes de formation.

    “On signera l’accord dans la rue !”

    Sa volonté de réformer le code du travail est bien moins consensuelle. “Il est utile d’adapter le code du travail aux mutations de la société et de l’économie polynésienne”, estime Édouard Fritch, en répondant à une demande des patrons. Il promet l’adoption de “règles équilibrées” entre les “droits fondamentaux des salariés” et “l’efficacité économique”, tout en redonnant “sa place à la concertation tripartite”…
    C’est là où ça va chauffer. Car si le patronat réclame “l’allégement” du code du travail pour disposer de plus de “flexibilité”, notamment sur le renouvellement des contrats à durée déterminée, il n’en va évidemment pas de cette oreille pour les représentants de salariés, qui estiment avoir “assez donné”. “Ça suffit !”, prévient Ronald Terorotua, de la centrale O Oe to oe Rima. “Il faut arrêter de toucher aux salariés.”
    Autre “dossier difficile” : “En 2016, la réforme de la PSG entrera dans sa phase active”, a prévenu Édouard Fritch, tout en se disant “conscient” que c’est un “dossier difficile car les décisions à prendre sont lourdes et nécessitent de la part de tous du courage”.
    Pour sauver les retraites, en jugeant “déraisonnable” l’augmentation des taux de cotisation, qui ferait encore gonfler le coût du travail, le président se range à une révision du niveau des pensions et des “bornes d’âge” de départ. Concernant la maladie, il souhaite jouer sur plusieurs leviers : le schéma d’organisation sanitaire, la prévention pour maîtriser les dépenses et la “création d’une branche unifiée maladie”, dont le financement par de la fiscalité “est en cours d’étude”.
    “Ça revient à créer une taxe”, s’insurge le syndicaliste Ronald Terorotua, qui estime que la discussion sur la PSG “doit se tenir à la CPS”, et non au gouvernement. Il prévient : “On signera l’accord dans la rue !” K

    M.G.

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    Mahana Beach : quelles garanties pour l’emploi ?

    “On est beaucoup plus inquiets que pressés”, lâche Ronald Terorotua, de la centrale O Oe to oe Rima, lorsqu’on l’interroge sur le projet Mahana Beach. “La question que l’on doit se poser est une question d’éthique. Peut-on travailler avec un gouvernement qui ne respecte pas les droits de l’homme ?”, se demande-t-il. Plus précisément, le syndicaliste craint que le droit des travailleurs polynésiens passe à la trappe.
    Hier, face à Édouard Fritch, il a exigé de “voir le contrat signé”, pour en vérifier toutes les clauses. “Car tout le monde doit savoir.” “Nous avons besoin de créer de l’activité donc il faut aller chercher les investissements”, lui a répondu le président, qui signera le mois prochain la mise à disposition du terrain à Punaauia. “Je ne crois pas que les Chinois soient n’importe qui. Il ne faut pas avoir d’œillères”, a-t-il ajouté. “Mais il faut se protéger, tu as tout à fait raison, c’est pour ça que ça prend du temps.”
    Une autre syndicaliste, elle, s’est interrogée sur la qualification des travailleurs locaux. “Avez-vous réellement un état des compétences et des qualifications professionnelles existantes sur notre fenua ? Pourra-t-on répondre aux offres d’emploi ou faudra-t-il embaucher des travailleurs chinois ?”

    BILL 2016-01-18 14:03:00
    200 glandeurs de plus...!!!
    pour faire quoi???
    l'économie est morte tout est bloqué!!!
    HAGEL Tetua 2016-01-15 09:24:00
    Et la catégorie C on l'oublie....c'elle qui tout le sale boulot des deux première on les oublies????
    kach 2016-01-15 09:14:00
    TÉROROTUA quand ce guignol a t' il travailé ...........????? aucune crédibilité ce n'est pas en allongeant la liste de fonctionnaire que la polynésie va s'en sortir
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