Les deux DUT de l’université plébiscités par les élèves

    jeudi 13 avril 2017

    DUT UPF

    “On est une trentaine en cours. Ce qui nous permet d’avoir une grande proximité avec les professeurs et de créer des liens forts entre nous… Cela explique d’ailleurs qu’il y a eu très peu d’abandon en cours de route”, explique une étudiante en DUT techniques de commercialisation. (© DR)


    Les étudiants de la première promotion des deux DUT ouverts à l’université, à la rentrée, ont baptisé leur filière, hier. Une cérémonie a été organisée en présence du directeur de l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Bordeaux, partenaire de cette formation. L’occasion également de faire le bilan de cette année presque écoulée, qui semble ravir les étudiants.

    ‘A’ahiata, “le lever du soleil, la naissance”, voilà le nom que les étudiants de la première promotion des deux diplômes universitaires de technologie (DUT) ouverts à la rentrée 2016 à l’Université de la Polynésie française (UPF) ont choisi pour baptiser leur filière.

    “À travers ce baptême, on avait envie de marquer le coup, de communiquer sur cette filière qui a ouvert cette année, afin de donner envie aux jeunes qui ne savent pas encore quoi faire après le bac”, explique Marie, l’une des étudiantes organisatrices de l’événement.

    À cet effet, une grande cérémonie a été organisée hier. Au programme : la présentation de la filière, des témoignages d’étudiants, la présentation de l’association Junior Manager créée par les étudiants de DUT eux-mêmes pour soutenir financièrement leurs projets, ainsi que des prestations de danses et de chants…

    Pour l’occasion, Frédéric Bos, directeur de l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Bordeaux, et Éric Dutil, son secrétaire général, ont fait le déplacement depuis l’Hexagone, à l’invitation du président de l’UPF, Éric Conte, pour célébrer l’événement mais aussi pour faire le bilan de cette première année presque écoulée.

    Il faut savoir que la mise en place de ces DUT a été rendue possible grâce à un partenariat entre l’UPF et l’IUT de Bordeaux, qui coopère déjà pour la première année des études de médecine. Une cinquantaine d’étudiants s’y sont inscrits l’an passé. Aujourd’hui, ils sont 45 à être toujours en course…

     

    Un programme et des horaires denses

     

    Le choix des deux spécialités proposées, gestion administrative et commerciale des organisations (Gaco) et techniques de commercialisation (TC), s’est fait après une enquête menée auprès des professionnels du fenua.

    Durant le premier semestre, les étudiants ont suivi un enseignement commun aux deux options, ce qui leur a ainsi permis d’affiner leurs choix quant à leur orientation vers l’une ou l’autre spécialité.

    Une formule conçue “sur mesure” pour l’UPF, mais “impensable à mettre en œuvre en métropole”, selon Frédéric Bos. Elle a en tout cas été très appréciée des jeunes Polynésiens, qui ont été plusieurs à revoir leur choix de départ à mi-parcours.

    À un mois de la fin de leur première année de formation, les étudiants de la première promotion sont très satisfaits de l’ouverture de ces DUT, malgré la densité du programme et le volume horaire très important (7 h 30 à 18 heures tous les jours avec des cours également le samedi matin).

    La plupart des étudiants ne connaissaient pas cette filière avant son annonce dans les médias.

    Le principal avantage qu’ils relèvent concerne les effectifs en cours, bien plus restreints qu’en licence où le nombre d’étudiants varie entre 100 et 200 selon la spécialité choisie.

    “On est une trentaine en cours, ce qui nous permet d’avoir une grande proximité avec les professeurs et de créer des liens forts entre nous…  Cela explique d’ailleurs qu’il y a eu très peu d’abandon en cours de route. Nous n’avons perdu que cinq étudiants depuis le début de l’année”, assure une étudiante en DUT TC.

    L’autre avantage, comparé au brevet de technicien supérieur (BTS), par exemple, le DUT prépare non pas à un métier mais à une famille de métiers, permettant ainsi aux jeunes plus d’adaptabilité sur le marché du travail.

    Le DUT semble avoir la cote auprès des étudiants polynésiens, et il ne serait pas étonnant d’en voir fleurir d’autres à l’UPF dans les années futures. 

    Élénore Pelletier

     

    DUT UPF

     

      Edition abonnés
      Le vote

      Seriez-vous prêt à accepter de travailler avec une patente si un employeur vous indiquait qu'il ne peut pas vous salarier ?

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete