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Deux jours de réflexion pour une meilleure gestion de l’espace maritime

mardi 17 octobre 2017

cluster maritime

Réunis autour des présidents du Cluster maritime et du CESC, une partie des animateurs issus du privé et de plusieurs administrations
du Pays qui piloteront les tables rondes. (© Claude Jacques/LDT)

Le Cluster maritime de la Polynésie française (CMPF) organise, jeudi et vendredi, deux matinées de réflexion et de partage avec les acteurs privés et publics qui concourent au développement de l’économie bleue, première ressource du fenua.

C’est la quatrième édition du Forum de l’économie bleue, qui rassemble responsables politiques et administratifs, ainsi que des représentants de la société civile (notamment entreprises et associations) concernés par cette thématique.

Il s’agit, pour le CMPF, “d’imaginer et élaborer ensemble les réponses les plus appropriées aux problématiques auxquelles nous devons faire face”.

Après avoir consacré les deux précédents forums à la formation aux métiers du secteur et aux infrastructures maritimes, ce nouveau rendez-vous a pour objectif d’étudier la question centrale du développement économique et de la préservation des espaces maritimes.

“C’est important”, a insisté Gérard Siu, président du CMPF, lors d’une conférence de presse organisée hier pour présenter le forum.

“Jusqu’à présent, il faut bien reconnaître que c’est le Far West, ce qui montre qu’il y a nécessité à cadrer tout ça.”

L’organisation actuelle de la gouvernance ne permet pas de répondre aux différentes problématiques quotidiennes qui se posent aux usagers, aux décideurs et acteurs publics locaux, aux entrepreneurs et aux populations sur une surface maritime immense, de près de 5 millions de kilomètres carrés.

“Il est important que les différents acteurs concernés aient vraiment connaissance des difficultés  des uns et des autres et que les solutions s’inscrivent dans un cadre commun”, a encore voulu préciser le président du CMPF.

“On a tous intérêt à préserver cet espace maritime et à le gérer d’une manière durable”, a, de son côté, insisté Stéphane Renard, coordinateur du Cluster.

“Le CESC (Conseil économique, social et culturel, NDLR) s’est plusieurs fois intéressé à des sujets similaires au travers de rapports, notamment des autosaisines dédiées au développement durable”, a insisté le président du CESC, Winiki Sage, qui accueillera le forum. “Il s’agit d’un atout majeur pour le développement du Pays. Il est important de préciser comment développer de manière durable cet espace maritime.”

Le tout en considérant les activités en haute mer et les activités lagonaires, qui ont des exigences différentes mais complémentaires.

 

Quatre tables rondes et une restitution publique

 

Quatre tables rondes thématiques sont prévues jeudi 19 octobre afin de débattre et partager à propos d’un sujet vaste, à l’instar de l’océan qui est le lieu de pratiques qui ont souvent du mal à coexister.

Il est donc parfois terriblement sensible, tant les différents usagers – riverains, décideurs locaux, entrepreneurs – se trouvent parfois démunis, en l’absence de réglementations claires et partagées.

Il s’agit en effet de réguler de manière harmonieuse et concrètement opérationnelle des activités traditionnelles, en croissance, avec de nouvelles activités.

Le tout, en considérant le bien-être des populations riveraines et la préservation des écosystèmes, que l’on sait très fragiles.

La première table ronde s’attellera à définir les termes d’une régulation des usages sur l’espace maritime lagonaire, notamment à travers l’utilisation d’outils juridiques ad hoc.

La bande littorale des îles et l’espace marin de leurs lagons sont en effet soumis à des pressions liées à de multiples usages : activités balnéaires, activités physiques et sportives nautiques, tourisme nautique, navigation et trafic portuaire, pêche, perliculture et aquaculture…

Il convient d’envisager la cohérence des outils juridiques existants et leur évolution souhaitable, la répartition des compétences et des moyens d’application sur le terrain.

Une deuxième table ronde permettra d’examiner comment envisager une “gestion locale, participative et économique” des zones lagonaires. Il s’agira, pour les participants, d’échanger et de trouver les moyens d’un usage partagé du lagon.

Sur la base des initiatives locales déjà existantes, quelles compétences et quel système de gouvernance peut-on mettre en place pour développer et garantir la participation de chacune ?

La troisième table ronde examinera, au-delà du cadre juridique, comment déployer une gouvernance et des contrôles des espaces maritimes dans leur globalité.

Y seront évoquées, notamment, l’assistance technique, la mutualisation de moyens et la complémentarité des compétences entre les communes, le Pays et l’État.

Enfin, la quatrième table ronde a pour objectif d’émettre des recommandations pour le projet d’aire marine gérée (AMG), à l’échelle du Pays. La création d’une grande AMG, annoncée il y a un an par le gouvernement, nécessite qu’émerge “un accord subtil” entre exploitation et préservation océanique.

Ce projet suscite en effet autant d’espoirs que de craintes en fonction des archipels et des filières économiques qui seront concernées.

Par ailleurs, les pressions constatées aux limites extérieures de la zone économique exclusive (ZEE) constituent des motifs de préoccupation. Il s’agira de traduire en recommandations les différents points de vue, divergences et points de convergence des différents acteurs publics et privés.

 

De notre correspondant C.J.

 

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