Deux lézards seraient à l’origine de la panne au CHPF

    mercredi 12 octobre 2016

    Le directeur de l’hôpital de Taaone, James Cowan, a tenu un point presse, hier en fin de matinée, pour expliquer les causes du black-out de la veille. Il est entouré,  de gauche à droite, de Roger Mahinui, chef du service sécurité et incendie du CHPF, Frédéric Dock, directeur de Cegelec, Philippe-Emmanuel Dupire, président  de la commission médicale de l’établissement, et Mareva Tourneux, directrice du cabinet du ministre de la Santé. (© Vaiana Hargous)

    Le directeur de l’hôpital de Taaone, James Cowan, a tenu un point presse, hier en fin de matinée, pour expliquer les causes du black-out de la veille. Il est entouré, de gauche à droite, de Roger Mahinui, chef du service sécurité et incendie du CHPF, Frédéric Dock, directeur de Cegelec, Philippe-Emmanuel Dupire, président de la commission médicale de l’établissement, et Mareva Tourneux, directrice du cabinet du ministre de la Santé. (© Vaiana Hargous)

     

    La direction du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) a convié les médias à un point presse, hier en fin de matinée, pour faire la lumière sur la panne de courant qui a plongé l’établissement dans le noir, lundi, en début de soirée.

    En cause, un boîtier d’alimentation de 48 volts qui a grillé après que deux lézards ont court-circuité les bornes d’alimentation.

    “Ce n’est pas quelque chose de courant, parce que le poste est étanche et fermé”, a confié Frédéric Dock, directeur de la société Cegelec, en charge de la maintenance des équipements.
    Dans le détail, “l’automate qui gère l’alimentation générale électrique du site s’est mis en court-circuit à 19 h 10, lundi”, a expliqué James Cowan, directeur de l’hôpital.

    “Les services techniques de garde sont intervenus immédiatement et le diagnostic du problème a été réalisé en 20 minutes.”
    “En parallèle, les équipes d’astreinte ont vérifié le bon fonctionnement des onduleurs qui alimentent tous les services médicaux sensibles : la réanimation, la néonatalogie, les blocs, l’hémodialyse, l’imagerie et le stock de la pharmacie.”

    “L’autonomie de ce système de secours est d’une heure et demie. Par anticipation, les groupes électrogènes ont été démarrés manuellement à 20 heures pour le cas où le retour au réseau normal dépassait 20 h 40.”
    “L’alimentation générale ayant été rétablie à 20 h 25, il n’a pas été nécessaire de basculer sur les groupes électrogènes. Aucun problème médical n’a été à déplorer. Il y a eu beaucoup d’émotion, mais fort heureusement, tout s’est bien passé.”

    Le ministère de la Santé, représenté par Mareva Tourneux, directrice de cabinet, a d’ailleurs tenu à “féliciter l’équipe du CHPF pour sa réactivité et son efficacité, car il n’y a eu aucun défaut dans la prise en charge des patients”.

    La Cegelec devrait prochainement faire des propositions à l’établissement en vue d’améliorer davantage le système de secours, notamment en termes d’autonomie des onduleurs.

    C’est la deuxième fois que l’hôpital de Taaone est victime d’une panne de courant. La première fois remonte à trois ans, quand un court-circuit est survenu en pleine journée sur une ligne électrique.

     

    V.H.

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