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Deux semaines de formation à la permaculture

jeudi 25 juillet 2019

Une formation se déroule pour la partie théorique à Papeete et des visites de terrain sont également programmées. Ici, à Papara, chez Heia Teina (agricultrice bio et présidente du SPG Biofetia) pour contextualiser les enseignements acquis. Photo : Claude Jacques/LDT

Une formation se déroule pour la partie théorique à Papeete et des visites de terrain sont également programmées. Ici, à Papara, chez Heia Teina (agricultrice bio et présidente du SPG Biofetia) pour contextualiser les enseignements acquis. Photo : Claude Jacques/LDT


La permaculture est un modèle d’agriculture qui s’inspire des écosystèmes naturels pour augmenter naturellement la fertilité des sols et donc les rendements. C’est le résultat d’observations scientifiques et des pratiques traditionnelles de nombreux pays. Une formation, qui sensibilise à une éthique en même temps qu’elle délivre un ensemble de principes et de techniques agronomiques, est en cours à Tahiti.

Une formation à la permaculture est en cours à Tahiti depuis bientôt deux semaines. Organisée par Thierry Lison de Paloma, fondateur de la ferme permacole Vaihuti Fresh à Raiatea, elle rassemble une petite vingtaine de personnes désireuses de connaître ce concept d’agriculture écologique et ses techniques, qui permettent de réaliser un fa’a’apu sain, productif et durable.

Mais qu’est-ce que la permaculture ? “Avant toute chose, c’est un système de ‘design’”, explique Thierry Lison de Paloma. “C’est-à-dire un système d’organisation pour obtenir des productions agricoles les plus durables possibles.”

En permaculture, on va pouvoir ainsi développer simultanément différents types de productions comme du maraichage (légumes, plantes vivrières, aromates) et de l’arboriculture (verger d’arbres fruitiers) en s’inspirant de ce que réalise la nature, avec différents étages de végétation : de l’herbe aux grands arbres.

Les animaux (cochons, poules, moutons, abeilles…) y ont aussi leur place. “On va définir un zonage qui prend en compte les secteurs par lesquels rentrent les énergies dans le système : par rapport à la pente et à l’orientation du terrain, en fonction de la trajectoire du soleil, en tenant compte des vents, etc. Et on va organiser tout un assemblage de plantes et d’animaux qui permettent notamment d’augmenter naturellement la fertilité des sols et donc d’augmenter les rendements.”

Les techniques développées sont le résultat d’observations scientifiques des écosystèmes naturels.

D’emblée “bio”, mais en étant particulièrement attentif à chaque écosystème considéré, ce concept a été théorisé par les biologistes australiens Bill Mollison et David Holmgren, dans les années 1970, à partir d’observations de pratiques traditionnelles de l’ensemble du Pacifique, d’Afrique, d’Amérique du Sud…

Ces chercheurs ont identifié les points communs entre toutes ces pratiques pour en tirer les enseignements, de manière à pouvoir les développer sur l’ensemble de la planète, dans des climats différents. Trois critères fondamentaux sont à retenir : prendre soin du sol (et des éléments de la planète), prendre soin de l’humain et assurer un retour au système pour favoriser des productions durables, sans engrais ni pesticides.

 

De notre correspondant C.J.

 

Une formation certifiante

Le mot permaculture est la contraction de “permanent” et d’“agriculture”, mais il a été par la suite étendu pour signifier “culture de la permanence”. Il a donc aussi une signification culturelle car les aspects sociaux font partie intégrante d’un système véritablement durable.

Avec ce sens étendu, cette formation sensibilise à une éthique en même temps qu’à un ensemble de principes agronomiques et de techniques. Elle touche à de nombreux domaines : scientifiques (cycle de l’eau, météorologie, agronomie, topographie…), mais également sociaux. “C’est quelque chose d’assez complet, c’est pour ça que les stages comprennent 80 heures de cours sur deux semaines.”

À la sortie du stage, les étudiants sont titulaires d’un PDC (permaculture design certificate).

 

Pour plus de renseignements : http://vaihutifresh.com

 

permaaculture

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