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Deux tours de l’île à l’appel de l’association 350.org

mercredi 30 janvier 2019

3 CT Taravao tour de l'åle pour le rÇchauffement climatique_1923

 

Une mobilisation pour le climat était organisée samedi et dimanche derniers, un peu partout dans le monde, notamment en France à l’appel de l’association environnementale internationale 350.org. Cet événement, baptisé « Rise for Climate », a également rassemblé des militants écologique du Pays.

Sous la bannière “Climat A Ara Tahiti Tour de l’île Challenge”, les organisateurs, qui avaient également initié en décembre dernier une marche pour le climat, ont programmé deux tours de l’île avec pour chacun d’eux un départ depuis la zone de Faratea à Taravao.

Samedi dernier, ils étaient près d’une dizaine de personnes à participer à cet événement. Les plus aguerris ont d’abord couru de Faratea jusqu’à Vaiiha, soit une distance de près de 9 km, brandissant un drapeau sur lequel figurait le mot Climat.

Le cortège, comprenant l’association Pae Pae No Te Ora, a ensuite poursuivi sa route jusqu’à la plage de Mahaena, effectuant le trajet en voiture. Là commençait une opération de sensibilisation auprès des personnes venues profiter de la mer et des vagues pour surfer. L’objectif était d’informer les personnes sur les conséquence du dérèglement climatique qui s’accélère de plus en plus. L’exemple des cyclones, mais aussi les inondations dont le Pays a fait les frais ces dernières années.

Les ambassadeurs ont également rappelé divers événements, notamment dans le Pacifique, avec des îles qui ont complètement disparu aux Salomon consécutivement à l’élévation du niveau de la mer. D’autres îles sont également menacées par ce dérèglement climatique.

Les ambassadeurs ont évoqué les conséquences sur le plan mondial avec plus d’incendies, notamment en Australie, ou encore aux États-unis.

Durant les deux journées de tour de l’île, les ambassadeurs ont également distribué des tracts et recueilli le ressenti de la population. Quelles solutions proposent-elles pour lutter contre ce phénomène ?

 

Moins de Pollution

 

Parmi les réponses qui ressortent majoritairement, le “moins de pollution » est sur toutes les lèvres. D’une manière générale, nos plages sont souillées de divers détritus (plastique, boîtes de conserves, etc.). Et le responsable premier est l’individu irresponsable qui balance ses déchets sans réfléchir une seule seconde aux conséquences de son geste. Ce type d’actions devrait rencontrer une réponse à la hauteur : la mise en place d’amendes salées, par exemple, permettraient de préserver les zones de baignades.

« Obliger les gens qui se rendent sur une plage à récupérer leurs détritus et à les ramener chez eux”, explique un habitant de Mahaena.

À Mahina, un autre habitant est beaucoup plus catégorique. “Nous sommes un petit grain de sable dans le Pacifique. Les grands pays, ce sont eux les plus grands pollueurs. Nous, on ne fait que subir, ce qui explique la multiplication de cyclones ces dernières années, les éboulements, et autres. Qu’en pensent nos dirigeants politiques ? Devons-nous continuer à subir ?”

Toutes ces remarques ont été relevées sur des fiches qui seront transmises à 350.org.

Laiza Pautehea, militante écologique bien connue au fenua, et ses compagnons de lutte, ont pris le relais dimanche sur la côte ouest. Première étape : la plage de surf de la Taharuu, à Papara. Une dizaine de cyclistes de la ronde Tahitienne participaient à l’événement.

Plus de deux cents personnes ont été approchées par les ambassadeurs écologiques au cours de ces deux tours de l’île. La prise de conscience passe par ce type de manifestation. K

C.T.

 

 

 

Réaction

Laiza Pauteha

Organisatrice du « Climat A Ara Tahiti Tour de l’île Challenge »

On pensait qu’il y avait un certain laxisme au niveau de la population sur l’écologie, eh bien non. Les gens que nous avons abordés, plus de deux cents personnes estiment qu’il y a effectivement urgence à protéger notre planète. Sur le plan local, les réponses fusent. Beaucoup sont conscients que nos plages sont polluées et que nous devons faire quelque chose pour limiter tout cela, par exemple, en mettant en place des amendes. Et ce n’est pas tout. Certains pensent même qu’il faut mener une réflexion sur les produits importés « .

Propos recueillis par CT

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