Habillage fond de site

Deux voleurs multirécidivistes derrière les barreaux, piégés par la vidéosurveillance

lundi 2 juillet 2018

Les deux hommes bien connus des services d’ordre, étaient sous étroite surveillance. (© Christophe Cozette)

Les deux hommes bien connus des services d’ordre, étaient sous étroite surveillance. (© Christophe Cozette)

“Une affaire rondement menée.” Jeudi dernier, s’est tenue la comparution immédiate de deux comparses de vol, T.N. et P.P., multirécidivistes, pour un vol et deux tentatives de vol en réunion non loin de là, il y a moins de dix jours environ. T.N. est né en 1984 et son comparse en 1995. Le premier est ferrailleur et a un emploi, mais il est sans domicile fixe (SDF), ayant quitté le domicile familial “pour vivre sa jeunesse”. Le second se dit pêcheur et vit dans sa famille.

C’est habillé d’un pantalon en jean et d’un tee-shirt à manches longues pour l’un et d’un short et d’un teeshirt pour l’autre, qu’ils ont comparu à la barre, sous l’oeil des forces de gendarmerie, l’un pieds nus, l’autre non.

T.N. a une quinzaine de condamnations inscrites à son casier judiciaire, dont la moitié liée à des vols, le reste se répartissant entre agression sexuelle sur mineur, violence sur
conjoint et trafic de stupéfiant. Ce qui faire dire au procureur, lors de ses réquisitions, “que depuis quinze ans vous êtes dans la délinquance, sans discontinuer”. Son “apprenti” n’a “que” 12 condamnations à son actif, toutes liées au vol et/ou recel.

Ils ont tous les deux forcé le rideau de fer d’Autopro à Faa’a, puis dérobé plusieurs cartons de marchandises et tenté de faire de même dans un institut de beauté et chez un vétérinaire. T.N. a aussi volé sac et cigarettes à deux reprises à son ex, une fois sans incapacité temporaire de travail (ITT), l’autre fois avec.

Le tout s’est déroulé entre le 7 et le 16 juin et ce sont les caméras de surveillance du magasin vandalisé et dépouillé où ils seront restés une trentaine de minutes, qui ont permis à la gendarmerie de Faa’a, de réaliser “une affaire rondement menée”.

 

 

“Des faits graves”

 

 

T.N. avoue, sans difficultés au tribunal, avoir mis ses cartons “dans un lieu sur”, avant de trouver un client qui a tout acheté. P.P dit voler “pour nourrir sa famille”. “Une pêche un peu différente” lui a répondu le président du tribunal, à propos de ses larcins.

“Qu’est-ce que vous croyez qu’on va prendre comme décision ?”, a-t-il lancé aux deux comparses aux lourds casiers. “Les faits sont extrêmement graves”, a estimé le procureur, dans ses réquisitions, s’interrogeant lui aussi. “Vous condamner, cela servira à quoi”, faisant référence aux casiers des deux hommes, faisant fi des constatations du service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), qui a estimé que les deux hommes étaient fragiles.

“Je cherche la fragilité quand on frappe son ex à deux reprises, sur un parking”, a dit le procureur, avant de requérir trois ans de prison dont un avec sursis à l’encontre de T.N. et 18 mois dont six avec sursis, pour P.P.. La défense n’avait “pas grand-chose à dire sur la réalité sociale et la réalité judiciaire” de ses clients avant que ses derniers s’excusent, auprès de leurs victimes.

Au final, T . N . a été condamné à deux ans dont un avec sursis et P.P. à un an dont six mois avec sursis avec triple obligation de travail, de soins et d’indemnisations. Ils ont été de suite conduit derrière les barreaux. 

 

Compte-rendu d’audience, Christophe Cozette

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete