Deuxième jour du congrès des communes

    mercredi 3 août 2016

    communes

    La journée a débuté par une séance plénière, dont le but était de repréciser les compétences des communes, ainsi que leurs possibilités en matière de développement économique. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


    Le débat est ouvert

     

    Après avoir été auditeurs, les participants au congrès des communes ont effectué, hier, leur première journée de travail en tant qu’acteurs.

    Dès leur arrivée à l’école Hei Tama Here, à Taiarapu-Est, les congressistes ont pris part à une séance plénière, dont le but était de repréciser les compétences des communes, ainsi que leurs possibilités en matière de développement économique, en lien direct avec la thématique de cette année.

    “Il s’agit déjà d’utiliser les outils offerts par le statut de 2004 et le Code général des collectivités territoriales”, précise Gilles Lorphelin, directeur général des services (DGS) de Pirae et président de l’association des DGS de Polynésie française, à l’issue de son intervention.

     

    Une réflexion menée par archipel

     

    “Aujourd’hui, on voit que beaucoup de communes développent déjà des activités économiques. Il est important qu’elles s’appuient sur un plan de développement communal qui puisse servir de fil conducteur aux services du Pays et de l’État, mais aussi aux entreprises”, ajoute-t-il.

    Au terme de ce récapitulatif, les élus et cadres municipaux ont été invités à se rassembler par archipel pour des ateliers ciblés. Chacun avait l’opportunité de s’exprimer, en commençant par livrer sa vision du développement économique.

    L’énumération des différentes priorités a logiquement amené les congressistes à s’interroger sur le potentiel de leurs communes, c’est-à-dire à déterminer leurs points forts et leurs points faibles.

    “Ce qui est intéressant, c’est que les élus ont parlé avec leur cœur et leur vécu. Ils sont tout à fait conscients de la richesse de leurs îles. Ce qui leur manque, c’est de savoir comment exploiter ce potentiel, avec quels moyens”, soulignent Frédérix Teriiatetoofa et Pauline Niva, élus formateurs du syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) sur l’atelier des Tuamotu-Gambier.

    “On a demandé aux tavana de réfléchir autrement, pour faire en sorte que ce développement puisse devenir une politique endogène. C’est une opportunité, mais aussi un gros changement, car c’est à eux d’être force de propositions pour trouver les solutions les plus adaptées”, ajoutent-ils.

    Comme annoncé, la sphère patronale a également pris part au débat. Sur l’atelier des îles Sous-le-Vent, le représentant d’une chaîne hôtelière a ainsi témoigné en faveur d’un dialogue privilégié entre les investisseurs et les communes, gage de meilleures perspectives de réussite.

    Au fil des discussions, l’idée que les compétences en matière de développement économique puissent être partagées entre le Pays et les communes, ou que le transfert puisse être effectué progressivement, a émergé dans certaines salles de classe.

    Le bilan de cette matinée de réflexion devait être restitué en séance plénière. 

     

    A.-C.B.

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