Deuxième réunion du comité de pilotage du projet de l’Écoparc

    samedi 23 avril 2016

    “Ça n’avance pas.” Voilà le ressenti des associations de la vallée de la Papeno’o, qui ont assisté hier à la deuxième réunion du comité de pilotage du projet de l’Écoparc. Réunion qui, pourtant, a duré plus de trois heures. Si elles sont contentes d’avoir intégré le projet et de pouvoir donner leur avis sur le sujet, elles  s’impatientent quant à l’avancée des choses : “Le site sur lequel sera construit l’Écoparc n’a toujours pas été déterminé”, expliquaient les associations à la sortie de la réunion.

    L’annonce du projet de l’Écoparc, en fin d’année dernière, avait fait bondir les associations de la vallée de la Papeno’o.
    Pour elles, il était hors de question qu’un tel projet voit le jour. Sur le papier, ce parc à 14 milliards de francs devait accueillir un hôtel 5 étoiles, un centre de thalassothérapie, un golf 18 trous, une télécabine et tout un tas d’autres activités sportives, ludiques et culturelles.

    Un projet ambitieux… mais surtout, un projet qui, selon les riverains, était “non viable” et risquait d’endommager leur belle vallée.
    Les associations avaient alors grondé. Finalement, un comité de pilotage du projet, composé des membres du gouvernement, du maire, des investisseurs et des associations de la vallée de la Papeno’o, avait été mis en place pour qu’un projet consensuel voie le jour. Avec l’Écoparc, les investisseurs et le Pays souhaitent créer un parc d’attraction à rayonnement international, avec pour objectif : promouvoir le cœur de l’île de Tahiti, ses montagnes, ses rivières, sa faune, sa flore et son patrimoine historique et culturel, puisque le site possède plus de 300 marae.

    Inciter les touristes à rester à Tahiti

    L’idée étant d’attirer plus de touristes encore, en développant le tourisme vert et le tourisme de montagne, qui, jusqu’à maintenant, n’a jamais été tellement exploité en Polynésie.
    Pour le gouvernement, ce parc pourrait faire de Tahiti plus qu’une destination de transit vers les autres îles de Polynésie et pourrait inciter les touristes à prolonger leur séjour sur l’île.

    Promouvoir la vallée de la Papeno’o, les associations sont “pour”, mais pas sous la forme dont les porteurs de projet l’ont imaginée.
    Elles disent “non à l’hôtel 5 étoiles, au golf et au centre de thalassothérapie” et pour le moment, tous ces éléments semblent avoir été “écartés du projet”, comme l’affirmait hier Jean-Christophe Buissou, porte-parole du gouvernement.
    “Ce n’est pas un point qui est oublié, mais les consciences aujourd’hui ne sont pas toutes prêtes à aborder ce projet-là… mais peut-être que dans quelques années, les mêmes protagonistes tomberont d’accord, car ils auront trouvé le site adéquat pour y faire un golf ou un hôtel 5 étoiles… Ce n’est pas un sujet d’actualité et en tout cas, on n’en parle plus”, a-t-il ajouté.

    Hier, le comité de pilotage a parlé du projet de reconstitution d’un village traditionnel, la mise en valeur des sites archéologiques, la construction d’un auditorium, l’aménagement de sentiers de randonnées et la mise en place d’animation pour faire vivre le lieu… Reste à déterminer le site où tout cela verra le jour.

    Le relais de la Maroto devrait être déconstruit et remplacé par un hôtel 3 étoiles, qui sera intégré à l’environnement.
    Mais là encore, c’est flou. Le nouvel hôtel sera-t-il sur le même site que l’actuel relais ?
    Quant à la route d’accès à la vallée de la Papeno’o, il n’est plus certain qu’elle soit réaménagée, a annoncé hier Jean-Christophe Buissou, alors qu’à une époque, le gouvernement parlait d’investir 2 milliards de francs pour une nouvelle route permettant l’accès aux bus et minibus pour touristes.
    La prochaine réunion du comité de pilotage est prévue le 2 mai et les associations espèrent qu’à cette occasion, des choses concrètes pourront être couchées sur le papier.

    É.P.

    Mathius 2016-04-25 11:59:00
    @pito La société des promoteurs est elle solvable? si oui quel établissement financier les cautionnent ou les garantis en cas d'accident écologique... Con comme question n'est ce pas....?? pourtant pour les associations c'est la première question à poser avant de discuter du fond. Il me semble que Sur le fond La parole d'unministre dans un projet ne compte pas, c'est l'engagement du gouvernement par la parution au journal officiel qui compte. Remarquez pour la forme les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
    Pito 2016-04-23 20:36:00
    Ce projet a peu de chance d'aboutir, les associations vont tout faire pour le faire avorter. Chaque initiative qui est prise pour développer le tourisme de notre Fenua rencontre une opposition d'associations, cela devient vraiment pénible. Je suis pour la concertation mais elle a des limites !!!!!
    Jonhny tutua 2016-04-23 20:29:00
    Le,problem c'est que le pays s'etait engage a financer la route d'access et qu'il vient de renoncer...
    Le promoteur n'a pas les moyens de mettre deux milliards sur la table pour cette determinante partie du projet....
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