Le développement économique : un objectif partagé

    mardi 2 août 2016

    communes

    Les discours officiels ont donné le coup d’envoi du 27e congrès des communes, organisé cette année à Taiarapu-Est. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


    Ouverture officielle du 27e congrès des communes

     

    L’ouverture du 27e congrès des communes s’est tenue, hier après-midi, à l’école Hei Tama Here, à Taiarapu-Est.

    Plus de 250 élus et cadres municipaux issus des 48 communes de Polynésie française, auxquels se sont joints quelques invités extérieurs, étaient réunis sous le préau pour les discours officiels, qui ont proposé une première entrée en matière, en lien avec la thématique définie pour ce grand rassemblement annuel : “Accompagner le développement économique de la Polynésie française : quel rôle pour les communes ?”

    Après la prière d’usage et la prestation de ‘orero de Tuarikirau Teixeira, représentante de la commune accueillante au concours d’art déclamatoire, la parole a été donnée au maire de Taiarapu-Est, Anthony Jamet.

    “Nous avons des atouts, pour peu que nous y portions un regard neuf”, a-t-il déclaré, se disant favorable à la “coproduction” pour créer les conditions d’une économie dynamique, et ce, dans l’intérêt général.

    Localement, la situation du port de Faratea – dont le développement reste inachevé, bien qu’un nouveau projet d’aménagement ait récemment été envisagé – et la rétrocession des sites de défense basés à Taravao et Tautira dans le cadre d’un objectif de redynamisation ont notamment été citées.

     

    Aller plus loin…

     

    Au fil des différentes interventions, le fait d’associer les communes aux grands projets du Pays et de l’État est apparu comme un objectif commun.

    “Aller plus loin s’impose comme une évidence, comme une valeur ajoutée, pas à la place, mais avec le Pays”, a souligné Cyril Tetuanui, président du syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF), précisant que les débats s’attarderont sur l’article 43.II du statut de la Polynésie française, qui ouvre la possibilité pour le Pays de déléguer des compétences aux communes.

    Convié à participer au débat, le président du conseil économique, social et culturel (CESC) a rappelé que les représentants des communes étaient des “acteurs incontournables”, conformément à une récente recommandation rendue par l’assemblée consultative.

    Le président de l’assemblée de la Polynésie française a, quant à lui, insisté sur la complémentarité des uns et des autres, en faveur d’une “réforme” de l’économie dans le cadre d’un développement concerté.

    Affublé de sa double casquette de maire de Pirae et de président du Pays, Édouard Fritch a réaffirmé son soutien aux communes, citant notamment comme exemple la mise en place de la nouvelle génération du contrat de projets.

    “Je suis à vos côtés. Le Pays est votre partenaire. Mais j’ai le sentiment qu’on a envie d’en prendre encore plus”, a-t-il tenu à nuancer, tout en ajoutant que des marges de manœuvre existent : demandes de subventions, nouveau code des marchés en projet, valorisation des ressources foncières disponibles, assainissement de la gestion, etc.

     

    …sans dépasser les limites

     

    “On ne peut pas échapper à une vision globale. Il existe différents niveaux de gouvernance qui doivent être respectés. Il ne s’agit pas d’une course au gain de compétences car il faut être capable de les assumer”, a poursuivi le haut-commissaire de la République, René Bidal, désireux, toutefois, de porter une oreille attentive aux remarques rapportées par les élus à l’issue des trois prochains jours de travail.

    “Vous êtes des guides qu’il serait fautif d’ignorer. Il ressort l’exigence d’intensifier les synergies entre nous et vous”, a-t-il notamment souligné.

    Le représentant de l’État a également insisté sur l’importance de la stabilité politique pour rassurer les investisseurs et ainsi générer une croissance durable, source d’emplois.
    À ce titre, le congrès compte cette année dans ses rangs des représentants du monde patronal, amenés à partager leur vision des choses.

    À l’issue des discours officiels, Louis Savoie, “fil conducteur”, a apporté son regard d’expert en économie, ce qu’il fera en trois temps au cours du congrès. Selon son analyse, les maires doivent être considérés comme des acteurs, et non comme de simples gestionnaires.

    Le dialogue qui sera entamé dès aujourd’hui devrait ainsi permettre aux élus d’apporter leurs éclairages sur la situation, en vue de définir les conditions d’un partenariat en matière économique. 

     

    A.-C.B.

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