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“Le diabète coûte une fortune au Pays chaque année”

jeudi 2 mai 2019

Le CESC rendra son rapport et ses préconisations au gouvernement dans quelques mois. Photo : DR

Le CESC rendra son rapport et ses préconisations au gouvernement dans quelques mois. (Photo : DR)

Fermeture de la maison du diabétique, roulottes dans les établissements scolaires, mauvaises habitudes alimentaires, manque d’infrastructures sportives. Le conseil économique, social et culturel (CESC) tire la sonnette d’alarme sur l’obésité et le diabète en Polynésie française et s’autosaisit du dossier.

Depuis plusieurs semaines, les élus planchent sur un rapport qui sera remis au gouvernement pour préconiser plusieurs actions à mener au fenua pour en finir avec le diabète.

“Le diabète est une des quatre maladies les plus importante dans le monde et elle frappe fort en Polynésie française”, rappelait mardi le président du CESC, Kelly Asin-Moux. “Est-ce que le Pays a mis en place quelque chose pour inverser la situation? Manifestement, non”, a-t-il martelé.

À ses côtés, le docteur Jean-François Wiart, qui a proposé cette autosaisine, poursuit : “Le diabète coûte une fortune au Pays chaque année. Dix milliards de francs environ avec les insuffisances rénales qui en découlent.”

Avant même la remise du rapport, les principaux facteurs sont déjà évoqués. La malbouffe, l’absence d’exercices physiques, les comportements alimentaires dès le plus jeune âge, les prix pratiqués sur les produits nocifs pour la santé alors que les fruits et légumes sont bien souvent hors de prix. “Nous sommes obligés d’y arriver, continue le docteur Wiart. Est-ce que nous avons le choix d’ailleurs ?”

Dans l’exposé des motifs de l’autosaisine, les chiffres sont d’ores et déjà alarmants. “En Polynésie française, l’Atlas du diabète estime que la prévalence du diabète de type 2 (celui causé par une mauvaise alimentation, NDLR) est de 22 % soit plus de 45 000 personnes atteintes de 20 à 79 ans, dont 20 000 non encore diagnostiquée. Donc une personne sur cinq est concernée.”

Le défi désormais pour le CESC sera de ne pas pondre un nouveau rapport culpabilisateur envers les consommateurs mais de bien cibler les réelles causes et le cas échéant de proposer au gouvernement des solutions faciles à mettre en place. Quand deux mandarines coûtent plus cher qu’un paquet de chips, le consommateur est-il le seul responsable de sa propre santé ?

Nouvelle fiscalité, proposition de sortir les casse-croûtes des établissements scolaire, fin de la vente de la mayonnaise par pots de 5 litres, fin des produits sucrés en vente en tête de caisse, réaffectation du produit de certaines taxes à la prévention auprès du public, mise en place du panier du diabétique avec des cours de cuisine. Autant de sujets sur lesquels le CESC va se pencher avant de rendre son rapport au mois de septembre.

 

Bertrand Prévost

 

 

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