Un diacre soupçonné d’attouchements sexuels

    vendredi 26 août 2016

    diacre

    “Je suis habitué à faire le bien”, a juré l’accusé à la barre. (Photo : Florent Collet)

     

    Il hébergeait des personnes en difficulté mentale

     

    “Je n’ai pas eu de geste déplacé. J’ai beaucoup de compassion pour elles, cela fait pitié de les voir comme ça.” Appelé à s’exprimer une dernière fois, A.T., 68 ans, reste sur la même position, depuis que l’affaire à éclaté, nier les faits.

    L’homme se dit, en effet, “habitué à faire le bien”. Ce diacre de l’île Sœur a, pendant plusieurs années, accueilli des personnes en difficulté mentale placées chez lui et sa femme, une manière aussi d’arrondir les fins de mois que la seule exploitation du fa’a’apu ne suffit pas à combler.

    Lorsque les faits dont il est accusé surviennent en 2013, le couple héberge trois femmes dont K.A. qui souffre notamment de schizophrénie, une victime restée muette à l’audience d’hier.

    C’est une autre pensionnaire qui dénoncera les faits lors d’un examen à l’hôpital. Elle explique vouloir quitter l’endroit où elle est placée car A.T. a procédé à des attouchements sur K.A., sa camarade de chambre, après être entrée dans la chambre par la fenêtre.

    Lorsque cette dernière a voulu le confier à l’épouse d’A.T., ce dernier, mécontent, est venu l’agresser en la tapant au niveau de la poitrine.

    Après signalement, les deux femmes, dont la victime, seront entendues. Cette dernière corroborera les dires de sa camarade, ajoutant même que A.T. lui aurait demandé plusieurs fois de lui faire des fellations et que, “si elle ne voulait pas, il serait violent”.

    Pour l’épouse de ce père de quatre enfants, il ne s’agit que de “mensonges”. Elle n’a jamais remarqué de comportements suspects.

    L’avocate de la victime a souligné qu’il y avait, là, trois dépositions concordantes et a notamment demandé que la famille ne soit plus autorisée à héberger des personnes placées.

    Le procureur, lui, a fait part de son embarras, l’enquête n’ayant pas prouvé avec assurance la culpabilité de A.T., soulignant également la constance avec laquelle il affirmait n’avoir rien fait.

    Le doute devant profiter à l’accusé, il n’a rien requis. Le délibéré sera rendu le 13 septembre.

     

    F.C.

     

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete