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« Disparues de l’A6” – Les gendarmes auditionnent un tueur en série allemand

mardi 9 mai 2017

A6

Le corps de Sylvie Aubert a été retrouvé en avril 1987, à Géanges (Saône-et-Loire). (© AFP)

L’enquête avance. Les gendarmes de la section de recherche de Dijon (Côte-d’Or) ont récemment traversé le Rhin pour auditionner Ulrich Muenstermann, un homme de 58 ans, condamné à perpétuité pour le meurtre de deux femmes en France et en Allemagne.

Selon les informations du Parisien, confirmées par une source proche du dossier, ils le suspectent également d’avoir tué, en 1986, Sylvie Aubert, 23 ans.

La jeune femme avait disparu le 14 novembre 1986, en sortant de son travail. À l’époque, elle travaillait comme caissière dans un supermarché Mammouth de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Son cyclomoteur avait été retrouvé dans la soirée, à quelques kilomètres seulement du domicile de ses parents, à Saint-Loup-de-Varennes.

Son corps n’avait été retrouvé que cinq mois plus tard, dans une rivière, à Géanges. Elle avait été étranglée et ses mains étaient liées par un fil de fer.

Son meurtre fait partie d’une série d’homicides dans les années 1980 et 1990 – dont certains sont toujours non élucidés – de jeunes filles, connues sous le nom des “disparues de l’A6”.

Trente ans et un ans après les faits, les enquêteurs suivent une piste qui les mène à Ulrich Muenstermann. L’homme avait déjà été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité dans son pays pour le meurtre, suivi du viol, d’une jeune Allemande Karen Oehme, en 1983.

Il avait aussi été condamné, en 2012, à la même peine pour le viol et le meurtre, en 1989, à Avallon (Yonne), de Sylvie Bâton.

Le corps de cette étudiante de 24 ans avait été retrouvé immergé dans sa baignoire, les bras et les chevilles liés.

“Toutes ses victimes présentent des similitudes physiques”, expliquaient au Parisien Me Didier Seban et Me Corinne Herrmann, les avocats de Martine, la sœur de la victime.

“Il s’agit souvent de jeunes femmes sportives, rencontrées de jour, et leur mise à mort est souvent semblable”, précisent-ils.

Avant d’ajouter : “Les victimes ont eu les mains entravées par du fil électrique ou du fil de fer et ont toutes été violées.” Les enquêteurs devaient encore trouver un lien entre le tueur et Sylvie Aubert.

Selon le quotidien, les gendarmes ont acquis l’année dernière la certitude que le tueur se trouvait dans la région de Chalon-sur-Saône en 1986.

Ils ont notamment retrouvé la fiche d’inscription de ce passionné de culturisme dans une salle de sports de la ville. Ils se sont donc rendus, il y a une dizaine de jours, à Geldern (Allemagne), pour l’auditionner dans sa prison de haute sécurité.

Mais devant eux, Ulrich Muenstermann a nié en bloc avoir tué Sylvie Aubert. Il a même assuré qu’à l’époque, il vivait en Angleterre, était marié et travaillait comme électricien. Autant d’éléments qu’ils doivent désormais vérifier.

AFP

 

 

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