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Disparus d’Orvault – Les traces de sang appartiennent à la famille

lundi 27 février 2017

france disparu

La maison de la famille Troadec, qui a disparu depuis le 16 février, a été mise sous scellés. (Photo : Jean-Sébastien Évrard/AFP)

L’enquête sur la disparition d’une famille de quatre personnes près de Nantes progresse, l’analyse des traces de sang retrouvées au domicile ayant montré hier qu’il appartenait à la famille, tandis que des tweets du fils révèlent une mésentente profonde avec son père.

“À la suite des résultats du laboratoire que nous avions sollicité en urgence pour analyser les prélèvements sanguins, je vous confirme que les traces de sang retrouvées appartiennent aux membres de la famille, mais je ne souhaite pas donner plus d’éléments”, a déclaré le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès, précisant avoir pris connaissance de l’information hier.

La famille Troadec – les parents Pascal et Brigitte, et deux enfants, Sébastien, 21 ans, et Charlotte, 18 ans – n’ont pas donné signe de vie depuis le 16 février. Aucun ne répond aux appels depuis cette date.

La mère, qui travaille dans un centre d’impôts à Nantes, aurait dû reprendre le travail lundi dernier. Le père, âgé de 49 ans, devait retourner, quant à lui, vendredi dernier à son travail.

Une enquête a été ouverte pour “homicides volontaires, enlèvements et séquestrations”. “Il n’est pas possible à ce stade de déterminer avec précision le déroulement des faits, les enquêteurs de la police judiciaire retenant toutes les hypothèses envisageables”, a reconfirmé hier le procureur de Nantes.

L’enquête semble s’orienter sur la personnalité du fils, dont la voiture a disparu, alors que celles de ses parents ont été placées sous scellés pour les besoins de l’enquête.

Selon une source proche du dossier et selon des voisins, le père a souffert de “troubles dépressifs par le passé”.

Le fils, lui, est décrit comme ayant “souffert de fragilités psychologiques”. De source policière, ce dernier avait proféré des menaces de mort sur un blog en 2012, alors qu’il était scolarisé dans un lycée d’Orvault.

Selon Le Parisien, il aurait par ailleurs écopé de travaux d’intérêt général pour harcèlement. Sur Twitter, le jeune homme semblait en vouloir à son père. “Punaise hier de 2h du mat a 20 h mon père gueuler j’arrêter pas dlui dire ‘ferme ta gueule’ il continuer à brayer (sic)”, écrivait-il en 2013, ou encore “Mes parents gueule tout le temp et boivent (sic)”.

Visiblement déprimé, il écrivait la même année : “Putain vivement ma mort, la vie me saoûle”, ou “Si ont savait ce qui se passer réellement dans ma tête ont me prendrer pour un fou sans morale (sic)”. Il se livrait également sur un forum de jeux vidéos.

Alertés par la sœur de la mère de famille, les enquêteurs se sont rendus au domicile d’Orvault, dans la banlieue nord de Nantes, où vivent les Troadec depuis une dizaine d’années.

Sur place, les premiers policiers présents découvrent qu’aucun drap ne recouvre les lits. Dans la salle de bains, ils ne trouvent ni brosse à dents, ni brosse à cheveux. Dans le réfrigérateur, plusieurs aliments sont périmés. Le chauffage est coupé et des draps, pas tout à fait secs, sont étendus à l’intérieur. Du linge humide se trouve encore dans la machine à laver.

“C’est comme si la maison s’était arrêtée de vivre à un instant T”, a déclaré hier à Presse Océan le procureur de Nantes.

Les enquêteurs de la police judiciaire, saisis de l’affaire, découvrent des traces rosâtres sous l’escalier, “comme si du sang avait été essuyé sommairement”, selon une source proche du dossier. Dans une pièce, au rez-de-chaussée, un téléphone portable et ses oreillettes sont maculés de sang. Une paire de chaussettes également.

Julie, amie de lycée de la fille Charlotte, décrit le frère de celle-ci comme quelqu’un “qui vit comme dans une bulle”. “Charlotte ne parlait pas de sa famille. Son frère, on ne peut pas dire qu’il n’est pas normal mais il est un peu spécial, dans son monde”, explique-t-elle. Elle décrit Charlotte comme quelqu’un de “timide, gentil et discret, qui ne ferait de mal à personne, mais pas très bien dans sa peau”. Une autre amie de Charlotte a été entendue hier par la police.

 

AFP

 

 

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