Dispositifs de deuxième chance : l’exemple de l’Épide

mercredi 18 mars 2015

L’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie (Isepp) organise, ce soir, à 17 heures, une conférence ouverte à tous de Gérald Houdeville, sociologue et intervenant à l’Isepp. Celle-ci parlera des dispositifs dits de “deuxième chance” pour des jeunes n’ayant ni diplôme, ni emploi.
Elle portera particulièrement sur l’un des dispositifs du territoire national métropolitain, qui est l’Établissement public d’insertion de la défense (Épide), créé en 2005. Celui-ci s’est inspiré du groupement du service militaire adapté (GSMA), créé dans les années 1980 en outre-mer.
En France métropolitaine, l’Épide est un établissement qui gère des centres accueillant des jeunes volontaires, filles ou garçons, qui sont sans emploi et sans diplôme.
Dans ces centres, une partie du personnel sont des militaires. Ceux-ci s’occupent de ces jeunes pour leur permettre d’acquérir les ressources nécessaires afin de les remobiliser autour d’un projet professionnel.
Durant leurs semaines d’internat, ils ont droit à des remédiations scolaires, des aides pour définir un projet professionnel et l’application de normes en matière de rapport à l’emploi.
Ces modalités d’actions sont dites “d’accompagnement” et font appel à des efforts permanents et quotidiens afin d’acquérir des dispositions morales, des qualités sociales, des règles et des codes nécessaires au bon fonctionnement du cadre social et professionnel.
Cette formation et cet accompagnement des jeunes tournent autour de la transmission d’une attitude de travail et des bons comportements à avoir dans le milieu professionnel où ils seront.
Ce soir, Gérald Houdeville tentera de parler de cette prise en charge des jeunes chômeurs sans diplôme à qui l’on cherche à transmettre des ressources qui vont leur permettre à l’issue de cette formation de décrocher soit un emploi, soit une formation qualifiante. Il parlera aussi, à travers son regard de sociologue, de la manière dont les jeunes réagissent face à cette institution, mais aussi la réaction de l’institution face à ces jeunes.
Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous ce soir dans l’amphithéâtre de l’Isepp.

Kalina Colomes (étudiante à l’Isepp)

Demain : comment le regard des grands peut changer l’autonomie des tout-petits

Demain, jeudi, à 17 heures, dans le cadre des conférences de l’Isepp, c’est Jennifer Kerzil, maître de conférences en psychologie à l’université catholique d’Angers qui viendra parler sur le thème de Changer le regard sur le tout-petit pour favoriser son autonomie.
Elle nous présente son intervention : “Le bébé est dépendant de l’adulte pour la satisfaction de ses besoins primaires. Cette dépendance engendre une relation dissymétrique entre l’adulte et l’enfant. Dès tout-petit, le bébé est pourtant capable d’exprimer ses besoins. Il appartient aux adultes d’apprendre à décoder ses signaux de communication”.
Dans l’idéal, l’adulte devrait mettre à la disposition du bébé un environnement lui permettant d’exercer son travail de bébé tandis que celui-ci devrait pouvoir choisir, décider et prendre des initiatives. Mais cela implique un changement en profondeur de nos représentations sur le tout-petit qui ne doit plus être associé à incompétence ou incapacité.
Selon Agnès Szanto Feder : “L’enfant autonome et compétent exerce sa volonté, met en jeu son initiative, expérimente ses capacités et ses limites, est “responsable” de sa propre sécurité et de ses acquisitions : il élabore une grande confiance dans ses propres capacités et son efficacité. Nous sommes là bien loin de la vision que la plupart des adultes portent sur les enfants, même plus grands. La conférence, qui s’adresse tout autant aux étudiants en psychologie et sciences de l’éducation qu’aux parents de jeunes enfants et aux professionnels de la petite enfance, s’attachera à présenter l’approche piklérienne du tout-petit en partant de nos représentations sur le jeune enfant et son autonomie.”

DUTHUIT Magalie 2015-03-18 22:46:00
Bonjour,
Je souhaite faire un petit rectificatif concernant l'article sur l'Etablissement public d’insertion de la défense soit l'EPIDE.
Dans nos 18 centres répartis en France Métropolitaine ainsi qu'au siège, les agents sont tous civils, aucun militaire en activité ne fait parti de nos effectifs. L'encadrement des jeunes volontaires sur les centres est dispensés par des équipes pluridisciplinaires ce qui fait l'originalité de notre dispositif.
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