Dix-huit mois ferme pour l’ex-braqueur qui frappait sa compagne

    mardi 6 septembre 2016

    prison

    “Il a passé de longues années en détention. C’est quelqu’un d’extrêmement violent (…), une personnalité inquiétante”,
    a estimé le procureur qui réclamait une peine de trois années de détention. (Photo : Archives LDT)

     

    Tribunal correctionnel – Il fait partie des trois fichés S du territoire

     

    Un homme de 47 ans revenu vivre en Polynésie, en novembre dernier, après avoir purgé une peine de 20 années de prison en métropole, a de nouveau été condamné, hier, à 18 mois de prison ferme pour avoir violenté sa compagne, le mois dernier, à Punaauia.

    Le prévenu avait passé un long séjour en détention pour avoir été l’auteur de l’un des premiers braquages à main armée (celui d’une station-service) qu’a connu le fenua.

    De retour à Tahiti, il a repris contact avec sa compagne de l’époque qui, bien qu’elle ait refait sa vie, a décidé de le fréquenter de nouveau.

    Mais en juin, déjà, il avait levé la main sur elle.

     

    Ce qui lui avait valu un bref retour à Nuutania et l’interdiction d’entrer en relation avec sa victime.

    Mais cette dernière est néanmoins revenue séjourner chez lui.

    Dans la nuit du 12 au 13 août, tous deux se sont de nouveau disputés.

    Selon les déclarations de la jeune femme, les coups se sont mis à pleuvoir.

     

    “Il a arrêté quand les deux nièces sont arrivées et il est parti dans sa chambre comme si rien ne s’était passé”, a-t-elle témoigné.

    Celle-ci a profité de l’occasion pour s’enfuir du domicile avant de se précipiter vers le vigile d’une grande surface qui a alerté les muto’i.

     

    “Il a deux personnalités”

     

    À la barre, hier, le mis en cause a catégoriquement nié l’avoir frappée : “Ce qu’elle a raconté, c’est une histoire inventée de toutes pièces.”

    Sauf que devant les policiers municipaux, ainsi que face à un agent du service d’insertion et de probation, le quadragénaire avait reconnu les violences.

     

    En outre, sa compagne s’était vue délivrer un certificat médical faisant état de 15 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).

    Autant d’éléments qui, selon le procureur, ne laissaient que peu de doutes quant à sa culpabilité.

    “Il a passé de longues années en détention. C’est quelqu’un d’extrêmement violent (…), une personnalité inquiétante”, a souligné le magistrat, tout en réclamant une peine de trois années de prison ferme.

    Sa compagne, qui en a aujourd’hui “peur”, le suspecte d’ailleurs de s’être radicalisé, après sa conversion à l’islam, dans la prison métropolitaine où il était détenu.

     

    L’homme fait en outre partie des trois fichés S du territoire (lire également ci-dessous).

    Mais in fine, c’est d’un “suivi psychiatrique” dont il aurait avant tout besoin, selon elle : “Je le connais depuis longtemps. Il a deux personnalités.”

     

    L’avocate du quadragénaire a invité le tribunal à ne pas condamner son client “sur son casier” judiciaire, l’homme ayant “payé (sa) dette” à la so-ciété.

    “Vous avez la parole de l’un et celle de l’autre. Il n’y a rien qui dit qu’il l’a frappée.

    La présomption d’innocence doit jouer”, a-t-elle martelé avant de réclamer la relaxe.

    En vain puisque le prévenu passera les prochains 18 mois derrière les barreaux.

    Compte rendu d’audience J.-B.C. 

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