Dans dix mois, une chapelle œcuménique à l’hôpital du Taaone

    mardi 6 décembre 2016

    chapelle CHPF

    Responsables religieux et dirigeants du Pays ont posé hier la première pierre de la future chapelle œcuménique de l’hôpital de Taaone. (© Marie Guitton)

     

    Responsables religieux et dirigeants du Pays ont posé hier la première pierre de la future chapelle œcuménique du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), à Pirae. Dans une dizaine de mois, malades, familles et personnels de Taaone, quelles que soient leurs croyances, devraient pouvoir venir s’y recueillir.

    “Deux mille cinq cents bébés naissent ici chaque année, mais ce sont aussi des circonstances imprévues et bien souvent difficiles qui peuvent nous conduire au CHPF, a souligné hier Édouard Fritch. Pour faire face à la maladie, le besoin d’écoute, de recueillement est primordial. L’hôpital est aussi un lieu de guérison. La force de l’esprit en est un facteur essentiel.”

    Censée faire partie du déménagement du centre hospitalier de Mama’o au Taaone, la chapelle avait finalement “disparu des plans” du nouvel hôpital, selon le président du Pays et avait depuis lors fait l’objet de “demandes récurrentes” des aumôniers.
    Dès 2009, l’architecte Dominique Touzeau en avait griffonné les premières esquisses sur la nappe en papier d’un salon de thé.

    Le permis de construire avait été accordé en 2011, mais les travaux repoussés à la suite de problèmes de santé du concepteur et de la fragilité financière du CHPF, qui avait suspendu tout investissement de 2011 à 2014.

     

    Lieu de prière “pour le moral des malades”

     

    Avec la participation du Pays, à hauteur de 110 millions de francs qui s’ajoutent à l’apport de 60 millions de l’hôpital, le projet va finalement pouvoir sortir de terre. Le nouvel architecte, Stanley Vota, a choisi de conserver les plans de son confrère. La chapelle, qui pourra accueillir jusqu’à 55 personnes, sera construite au milieu d’un bassin végétalisé creusé dans le sol. Sa coupole sera percée pour laisser passer un “puits de lumière”.

    Il ne s’agira pas d’un lieu dédié à la veillée des défunts, comme l’a rappelé le président, mais d’un lieu de prière – “essentiel pour le moral des malades” – s’adressant à l’ensemble des communautés religieuses qui devront s’organiser en lien avec l’hôpital pour l’utiliser.

    “C’est un lieu où nous allons partager nos chants, nos cultes”, s’est félicité hier le représentant de l’Église protestante ma’ohi.
    “Une chapelle, même si elle apparaît comme un havre de paix, n’est pas en dehors de la vie”, a quant à lui déclaré un membre du comité interconfessionnel du CHPF, en évoquant des missions “d’écoute et d’accompagnement des malades et de leurs familles pour surmonter, affronter et accepter dans la foi l’épreuve de la maladie”.

     

    M.G.

     

     

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