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Donald Trump : “Peut-être”, “la fin de l’horreur du terrorisme”

mercredi 7 juin 2017

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Donald Trump a suscité l’embarras à Washington en mettant en cause le Qatar. (Photo : Mandel Ngan/AFP)

Donald Trump se tresse des lauriers. Hier, le président américain a fait le lien entre ses propos récents au Moyen-Orient contre l’islamisme radical et la décision de l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Yémen, l’Égypte et les Maldives d’ostraciser le Qatar, accusé de financer le terrorisme.

“Durant mon récent voyage au Moyen-Orient j’ai affirmé que le financement de l’idéologie radicale devait cesser. Les dirigeants ont montré du doigt le Qatar – Et regardez !”, a écrit le président dans un tweet.

“Tellement bien de voir que la visite en Arabie Saoudite avec le roi et et 50 autres pays s’avère déjà payante. Ils avaient dit qu’ils adopteraient une position dure sur le financement de l’extrémisme, et tous les indices pointaient vers le Qatar. Peut-être que ce sera le début de la fin de l’horreur du terrorisme”, a ensuite renchéri Donald Trump.

Le Qatar est accusé par ses détracteurs d’entretenir des liens avec les réseaux jihadistes Al-Qaïda et groupe Etat islamique, ainsi que les Frères musulmans, classés “terroristes” par certains pays arabes.

Dès le début de la crise, le ministre américain des Affaires étrangères, Rex Tillerson avait appelé les pays du Golfe à rester “unis” mais le tweet présidentiel semble plutôt entériner la décision d’isoler le Qatar. S’engager dans une ligne dure vis-à-vis du Qatar n’est pas sans risque pour les États-Unis.

Lors de la première étape de son premier voyage présidentiel en Arabie Saoudite, Donald Trump avait en effet tenu un discours marqué par une prise de position très forte contre l’Iran et dans lequel il avait appelé à “lutter contre l’extrémisme islamiste”, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessous.

“Le président américain a fait un amalgame entre Daech, Al Qaïda et l’Iran, et il a quasiment appelé à un changement de régime à Téhéran, marquant une rupture brutale avec les années Obama”, analyse Denis Bauchard, chercheur à l’Institut français des relations internationales.

“Ce discours a été prononcé devant une cinquantaine de hauts responsables de pays musulmans, dont un certain nombre ont été agacés et ont eu un peu l’impression d’être pris en otage. Particulièrement le Qatar, mais aussi Oman, le Koweit, qui ne sont pas forcément d’accord avec cette approche très dure vis-à-vis de l’Iran. Le Liban et l’Irak, qui entretiennent des relations serrées avec Téhéran, mais aussi l’Algérie ou
un pays musulman comme le Pakistan qui a une forte minorité chiite, sont aussi en complet désaccord avec cette stratégie.”

AFP

 

 

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