Donald Trump quasiment assuré d’être le candidat républicain pour la Maison Blanche

    mardi 3 mai 2016

    Donald Trump est devenu mardi le candidat probable du parti républicain à l’élection présidentielle américaine de novembre, après sa victoire spectaculaire à la primaire de l’Indiana et l’abandon de son principal rival, le sénateur du Texas Ted Cruz.

    « Cette année a été incroyable, je n’avais jamais vécu ça, mais c’est une chose belle, une chose belle à contempler, et nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur », a déclaré Donald Trump lors d’un discours à la tour Trump, à New York, entouré de sa famille. « Nous nous attaquons maintenant à Hillary Clinton. Elle ne peut pas être une bonne présidente ».

    « Nous allons gagner en novembre », a-t-il aussi promis à ses partisans, après avoir rendu hommage à son ex-rival Ted Cruz. « Nous devons nous unifier », a ajouté Donald Trump, en affirmant que de nombreux républicains l’appelaient pour le rejoindre.

    Le président du parti républicain a immédiatement appelé au rassemblement autour de Donald Trump, le qualifiant de « candidat présumé ». « Nous devons tous nous rassembler pour battre Hillary Clinton », a écrit Reince Priebus sur Twitter.

    Moins d’un an après son entrée en campagne, l’homme d’affaires populiste a achevé sa prise de contrôle hostile du parti républicain, dont rien ne l’empêche désormais de porter les couleurs à la présidentielle, vraisemblablement contre la démocrate Hillary Clinton.

    Le mouvement anti-Trump a échoué à endiguer ce populiste sans expérience politique, qui a brisé tous les codes pour battre ses 16 adversaires initiaux, conservateurs comme modérés.

    « Nous avons tout donné, mais les électeurs ont choisi une autre voie. Et c’est le coeur lourd, mais avec un optimisme sans limite pour l’avenir de notre pays, que nous suspendons notre campagne », avait déclaré plus tôt Ted Cruz à Indianapolis, entouré de sa colistière Carly Fiorina et de son épouse, Heidi.

    Donald Trump a obtenu environ 53% des voix des républicains de cet Etat industriel de la région des Grands Lacs, devant Ted Cruz (37%) et le gouverneur de l’Ohio, John Kasich (8%), selon des résultats partiels. Il pourrait remporter l’ensemble des 57 délégués en jeu.

    Il n’a pas encore atteint les 1.237 délégués requis pour l’investiture, mais sans la concurrence de Ted Cruz, ce ne devrait être qu’une formalité lors des neuf primaires restantes, dont les dernières auront lieu le 7 juin.

    Le seul autre candidat encore en lice, John Kasich, ne s’était pas encore exprimé mardi, mais son conseiller John Weaver, dans un communiqué, a indiqué qu’il resterait en course.

    Chez les démocrates, Bernie Sanders a devancé Hillary Clinton. La répartition des 83 délégués démocrates se faisant à la proportionnelle, il n’obtiendra toutefois que quelques délégués de plus qu’elle. Ce succès privera la favorite d’un nouveau trophée à son tableau de chasse, sans remettre en cause sa ferme emprise sur l’investiture présidentielle.

    – Echec des anti-Trump -L’Indiana était l’une des dernières chances pour Ted Cruz, ultime espoir du mouvement anti-Trump, de faire ses preuves. Il avait jeté toutes ses forces dans la bataille, allant jusqu’à nommer en avance sa colistière, Carly Fiorina, mais les électeurs républicains lui ont infligé un camouflet.

    Malgré ou grâce à sa personnalité incendiaire, Donald Trump est en fait de plus en plus populaire au sein de l’électorat républicain, même s’il reste une personnalité qui divise profondément les Américains. Selon un sondage national de NBC News, l’homme d’affaires est soutenu par 56% des électeurs républicains, un chiffre en augmentation constante (il n’était qu’à 39% début mars).

    Face au mouvement Trump, l’appareil républicain semblait de plus en plus résigné à ce que l’homme d’affaires porte les couleurs du parti à la présidentielle.

    – Clinton en avance -Chez les démocrates, l’investiture était et reste acquise à Hillary Clinton, en raison de son avance en nombre de délégués sur Bernie Sanders.

    Hillary Clinton avait avant mardi 2.179 délégués contre 1.400 pour Bernie Sanders, alors que la majorité requise est de 2.383.

    Bernie Sanders a juré de ne pas se retirer jusqu’à la convention de Philadelphie, en juillet. La voix cassée, à Louisville dans le Kentucky, il a livré son discours-type mardi soir.

    Hillary Clinton se prépare cependant au probable match contre Donald Trump à la présidentielle.

    L’homme d’affaires l’attaque à chaque meeting, la traitant de « malhonnête » et l’accusant de jouer « la carte des femmes » pour gagner des voix. Hillary Clinton a détourné cette attaque en assumant être la meilleure candidate pour défendre les droits de femmes.

    « Beaucoup de femmes ont l’habitude qu’on remette en cause leurs compétences », a-t-elle dit dans une interview sur MSNBC. « La plupart des femmes ont interprété ses déclarations négatives par rapport à leur propre situation, pas seulement par rapport à moi ».

     Agence France-Presse

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