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Pas dormir Taravao ! : un concentré d’infos pour les Presqu’îliens

mardi 17 juillet 2018

“À partir du moment où l’on prend son téléphone en main, les notifications arrivent et on sait ce qu’il se passe”, remarque le jeune homme, en phase avec les nouvelles technologies. (© Anne-Charlotte Bouleau)

“À partir du moment où l’on prend son téléphone en main, les notifications arrivent et on sait ce qu’il se passe”, remarque le jeune homme, en phase avec les nouvelles technologies. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Créé il y a bientôt un an sur Facebook, le groupe Pas dormir Taravao ! enregistre actuellement plus de 2 300 membres. Rassembler un maximum d’informations relatives à la Presqu’île, c’est ce qui a poussé Julien à lancer cette page, sur laquelle chacun est invité à contribuer. Entre coups de gueule ou de coeur autour de sujets d’actualité et échanges de bons plans, l’initiative rencontre un vif succès.

Ces dernières années, l’essor des réseaux sociaux a entraîné la création de communautés connectées, tous sujets confondus. La Polynésie n’échappe pas à la tendance, jusqu’à la Presqu’île de Tahiti. Après Les Taravaoiens, groupe pionnier (lire ci-dessous), la commune de Taiarapu-Est et, plus récemment, celle de Taiarapu-Ouest, ont franchi le cap en lançant leur propre page.

Côté initiative citoyenne, le dernier né est probablement Pas dormir Taravao ! Aux commandes : Julien, 33 ans, gendarme de profession et fondateur du groupe, à titre privé. “Quand je suis arrivé ici, j’ai eu du mal à trouver des informations propres à la Presqu’île. C’est de là qu’a émergé l’idée de créer une page dédiée, en août 2017”, se souvient-il.

Pour baptiser le groupe, le jeune homme est allé à l’essentiel, en prenant soin d’y apporter une touche locale. “L’expression “pas dormir”, je l’ai découverte en arrivant ici. On peut la traduire par “restons vigilants et attentifs”. Je l’ai associée à Taravao, pour que, géographiquement, on sache de quoi on parle, sous-entendu la Presqu’île en général”, précise- t-il.

 

 

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Avec sa compagne, Marion, également administratrice, son ami, Benoît, et un autre membre actif, Bob, tous deux modérateurs, ils sont quatre à gérer la page, de façon quotidienne. “Par nature, on est maintenant très connecté. À partir du moment où l’on prend son téléphone en main, les notifications arrivent et on sait ce qu’il se passe, entre publications en attente ou demandes de nouveaux membres”, explique Julien.

Pour faire partie de la communauté, il n’est pas exigé d’être résident de la Presqu’île, à partir du moment où l’on souhaite s’informer de ce qu’il s’y passe. Côté fonctionnement, le groupe n’a pas réellement vocation à créer du contenu, au sens propre du terme. C’est davantage le concept de partage qui prime.

“On va piocher les informations à gauche, à droite, pour que les utilisateurs puissent, d’un coup d’oeil, voir une sélection de choses susceptibles de les intéresser. Ils peuvent eux-mêmes publier, ce qui permet de créer des échanges et d’attirer l’attention, d’un point de vue plus personnel, sur des sujets qui leur tiennent à coeur”, mentionne Julien.

Parmi les principaux centres d’intérêt, on retrouve les incontournables faits divers, mais pas seulement. “Il y a des sujets récurrents, notamment autour de l’environnement et de l’écologie. En ce moment, on parle beaucoup de l’installation de cette porcherie au plateau de Taravao : c’est un débat d’actualité qui trouve relais sur notre page. Ça peut aussi être des événements sportifs, culturels ou associatifs, qui ont besoin d’être mis en valeur, et tout ce qui touche à la vie quotidienne”, poursuit le jeune homme.

Entre coups de gueule et de coeur, il y a aussi quelques belles histoires, comme le vol d’un bateau à la marina de Pueu, qui avait suscité un élan de solidarité, via la création d’une cagnotte en ligne, fin 2017.

Tandis que la page s’apprête à célébrer sa première année d’existence, Julien dresse un bilan positif, tout en songeant à l’avenir. “C’est devenu un groupe conséquent, avec plus de 2 300 membres. J’espère que des gens de la Presqu’île prendront le relais, puisqu’à terme, je quitterai le territoire. L’essentiel, c’est que Pas dormir Taravao ! continue à vivre.”

 

A.-C.B.

 

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