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Alors qu’elle dort avec son conjoint, elle se fait violer par son cousin

mardi 24 octobre 2017

tribunal

“Cela attaque les neurones. Il en consomme depuis plusieurs années, il est assez limité”, a expliqué l’avocate du prévenu en pointant le komo pu’aka, qui aurait poussé son client au passage à l’acte. (© Florent Collet)

C’est un dossier qui aurait pu être examiné par la cour d’assises, mais la victime a donné son accord pour que cette affaire de viol soit requalifiée en agression sexuelle et soit traitée en comparution immédiate.

Le procureur a demandé, hier, à ce que l’on tienne compte du lieu où cela s’est passé, Maiao, en requérant cinq ans de prison dont un an avec sursis.

Le samedi 14 octobre, la jeunesse de Maiao est à la plage pour boire. La victime rentre vers 23 heures et s’endort profondément dans le lit qu’elle partage avec son conjoint.

 

“J’étais complètement saoul”

 

P.I. faisait lui aussi la fête sur la plage. Il a bu une bouteille d’un litre de komo pu’aka. Ce sera sa seule explication aux faits qu’il a commis ensuite.

“J’étais complètement saoul”, s’est-il borné à répéter hier, à la barre du tribunal. “J’ai fait une erreur.” 

Il reconnaît aussi que la tradition du motoro n’a plus cours à Maiao, quand un juge l’interroge à ce sujet.

C’est pourtant bien ce qu’il fait cette nuit-là en entrant par la fenêtre, en enlevant la couverture qui couvre sa cousine de 23 ans, puis en lui ôtant son short et sa culotte avant de la pénétrer avec ses doigts.

La jeune femme pense être réveillée par son conjoint qui lui fait l’amour mais ouvre les yeux sur son cousin.

Ses cris le mettent en fuite et réveillent son mari, qui a du mal à croire aux accusations de sa femme. Lorsqu’il regarde par la fenêtre et voit P.I. prendre la fuite, il comprend que les faits sont bien réels.

Selon les experts, le jeune homme, qui a longtemps dormi avec sa grand-mère, souffrirait d’immaturité et aurait des capacités intellectuelles limitées après avoir arrêté sa scolarité en CM2.

N’ayant jamais été condamné auparavant, l’expert penche pour un “dérapage pulsionnel”.

Son avocate évoque, elle, les dégâts du komo pu’aka, “qui attaque les neurones”. “Il en consomme depuis plusieurs années, il est assez limité.” Et d’évoquer les difficultés de trouver une compagne dans ces petites îles en vase clos.

Compte tenu de “la gravité certaine” des faits, le tribunal l’a finalement condamné à cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis. Il a été conduit à Nuutania à l’issue de l’audience.

 

Compte rendu d’audience F.C.

 

 

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