Drame à la maternité d’Orthez : l’anesthésiste placée en détention avait un « problème pathologique d’alcool »

vendredi 3 octobre 2014

Une anesthésiste belge souffrant d’un « problème pathologique d’alcool » a été mise en détention provisoire jeudi après le décès, mardi, d’une de ses patientes, victime d’un accident d’anesthésie lors de son accouchement à la maternité d’Orthez, dont les activités ont été suspendues depuis.
Parallèlement à ce volet judiciaire se poursuit la procédure sur la possible fermeture de la maternité d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques), déjà en sursis en raison de difficultés chroniques de recrutement de gynécologues-obstétriciens.
L’accident est survenu dans la nuit du 26 au 27 septembre lors de l’accouchement par césarienne, sous anesthésie générale, d’une parturiente âgée de 28 ans. Victime d’un arrêt cardiaque, elle avait été transférée à l’hôpital de Pau, où elle est décédée. Son bébé est sain et sauf.
Les autorités sanitaires avaient décidé dès lundi de suspendre l’activité de la maternité.
Convoquée devant les gendarmes le 30 septembre, l’anesthésiste, âgée de 45 ans, s’était présentée avec un taux d’alcool de 2,40 g/l de sang et a reconnu avoir « un problème pathologique d’alcool ». 
Placée en garde à vue, elle a été mise en examen et en détention provisoire à la maison d’arrêt de Pau jeudi pour « homicide involontaire aggravé par la violation manifeste et délibérée d’une obligation de prudence et de sécurité », passible de cinq ans d’emprisonnement, selon le procureur de la République de Pau Jean-Christophe Muller.
Il apparaît, au terme de l’enquête, deux séries de manquements : d’abord « les conditions dans lesquelles l’anesthésie s’est déroulée », où « l’utilisation des produits anesthésiants et de respiration artificielle semblent non conformes », a indiqué le procureur. Le deuxième manquement est lié au comportement du médecin, « qui n’était pas dans son état normal durant l’intervention ». 
L’équipe médicale présente ce soir-là « a constaté un comportement bizarre, sans savoir à quoi il se rattachait », a indiqué le procureur, citant « des difficultés d’expression, de compréhension et des problèmes de réactivité ».
De source proche de l’enquête, on évoque ainsi une « erreur médicale manifeste »: l’anesthésiste aurait intubé l’oesophage de la patiente au lieu de ses voies respiratoires pour tenter de la ranimer.
L’une des avocates du médecin, Me Florence Hegoburu, a mis en garde contre toute « conclusion hâtive ». « Ma cliente assumera ses responsabilités par rapport aux faits qu’elle a reconnus, mais elle n’est pas seule responsable, il existe des zones d’ombre que l’enquête élucidera », a-t-elle lancé.
 

Médecin libéral et clinique privée

 
Interrogé par l’AFP, le père du médecin belge, lui-même gynécologue, s’est refusé à dire si sa fille souffrait d’une addiction à l’alcool. Il a en revanche assuré avoir travaillé avec elle « de longues années dans le même hôpital » et fait « ensemble des missions humanitaires en Afrique, il n’y a jamais eu de problèmes d’anesthésie ».
L’anesthésiste avait été récemment recrutée et exerçait, à titre libéral, depuis le 12 septembre dans la clinique privée d’Orthez, voisine de la maternité publique.
En vertu d’une convention signée entre la clinique, l’hôpital public et l’Agence régionale de santé (ARS), « qui comprend la location par l’hôpital à la clinique de la salle d’accouchement et d’un bloc opératoire dédié aux soins obstétriques », elle intervenait le soir de l’accident pour le compte de l’hôpital et sous sa responsabilité, a expliqué à l’AFP le directeur par intérim du Centre hospitalier d’Orthez, Serge Roulet.
Anesthésiste depuis 1999, le médecin avait notamment exercé lors de contrats courts en France, en Belgique et lors de missions de coopération, a indiqué le Parquet.
Une enquête sanitaire sur l’accident mortel avait été lancée dès le 29 septembre, mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a assuré qu’elle était bien distincte de la procédure engagée « de longue date » sur la possible fermeture de la maternité, liée à ses difficultés de recrutement.
« C’est dans ce contexte-là que demain vendredi, lors d’une réunion prévue de longue date, le directeur général de l’ARS sera amené à voir si d’autres perspectives que la fermeture sont envisageables », a-t-elle déclaré.
« Je ne me vois absolument pas rouvrir cette maternité, sachant que je serai obligé au 11 octobre, date limite, de constater que les conditions du côté des obstétriciens ne sont absolument pas remplies », avait toutefois déclaré jeudi matin le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Aquitaine, Michel Laforcade, sur France Bleu Béarn.

AFP

FLORES Ken 2014-10-03 18:54:00
c'est vraiment n'importe quoi a cause de ça un enfant a perdu sa mère a sa naissance. pauvre bébé
quel idée de travaillé avec un taux d'alcool de 2,40 g/l et de plus les personnes qui ont participé a cet accouchement ils n'ont rien vu ou quoi je sais pas moi, au moins remarqué quoi, même pas une personne a remarqué l'état de cette qui a accompli la césarienne, quel déception.
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