Drame de Taravao – Les derniers mots de la victime : “Il a voulu me tuer”

    mardi 5 janvier 2016

     L’homme, suspecté d’avoir poignardé sa compagne et de s’être immolé par le feu avec elle, dimanche dernier à Taravao, se trouvait dans un état critique, hier. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait agi par jalousie et pourrait avoir prémédité son geste. Une autopsie devait être pratiquée, hier, sur le corps de la jeune mère de 26 ans, décédée à son arrivée à l’hôpital après être parvenue à désigner son conjoint comme son agresseur.

    Le terrible drame a fait l’effet d’une bombe, dimanche après-midi dernier. En milieu de journée, dans le lotissement Kia Ora, à Taravao, un homme d’une trentaine d’années aurait poignardé sa compagne de 26 ans à plusieurs reprises, avant de s’immoler par le feu et d’embraser le foyer familial (lire La Dépêche d’hier).
    Dans le voisinage immédiat, deux cousins, âgés de seulement 10 et 12 ans, étaient présents au moment des faits tragiques qui ont coûté la vie à leur tante, Heitiare. Une jeune femme très appréciée comme en témoignaient, hier, les nombreux messages en sa mémoire échangés sur les réseaux sociaux.
    “Mes parents sont revenus de la messe et se sont assis sur la terrasse. Ils ont vu de la fumée sortir du toit de la maison de notre tatie. Ma maman a crié pour que tout le monde vienne aider à éteindre le feu”, raconte le premier. “Les gendarmes sont arrivés. Ils ont voulu entrer, mais la porte était bloquée. Heureusement, ils ont pu passer par la fenêtre pour ouvrir la porte de l’intérieur. Mon tonton les a aidés à sortir les deux victimes, qui ont confirmé qu’il n’y avait personne d’autre dans la maison”, poursuit le second. “On est tristes et un peu choqués, mais on doit rester forts”, ajoutent-ils d’une même voix.

    Il “maintenait sa compagne au sol”

    Les adolescents confient également que l’évacuation était d’autant plus urgente qu’une explosion, certainement due au gaz, est survenue un peu plus tard.
    Selon les premiers éléments de l’enquête, le couple, parent d’un garçonnet de trois ans et originaire du quartier de La Mission, à Papeete, se disputait régulièrement. L’homme est décrit par des témoins comme un individu jaloux.
    Hier, le trentenaire était toujours hospitalisé au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) de Taaone dans un état jugé critique, brûlé sur près de 90 % du corps. Il n’a, par conséquent, pu être entendu par les gendarmes. Car de multiples interrogations demeurent. Outre les raisons de son geste, celles de la possible préméditation. Il avait, en effet, confié l’enfant du couple à des proches peu de temps avant que le drame ne survienne. “L’a–t-il poignardé puis mis le feu au fare tout en se brûlant lui-même par accident ou s’est-il immolé”, s’interroge également une source proche du dossier, qui précise que l’homme “maintenait sa compagne au sol” au moment où les premiers secours sont arrivés et que les flammes se répandaient dans la maison.

    “On se sent démuni”

    Bien que brûlée au 3e degré et présentant “plusieurs blessures par arme blanche” sur le corps, la jeune mère était encore consciente lorsque les pompiers l’ont prise en charge. Avant de rendre son dernier souffle, à son arrivée à l’hôpital de Taravao, elle est parvenue à leur dire : “Il a voulu me tuer”. L’enquête, confiée à la gendarmerie, se poursuit à l’heure actuelle. Les militaires étaient à la recherche, hier, de l’arme blanche avec laquelle l’homme aurait frappé la victime.
    Une autopsie devait aussi être pratiquée dans la soirée sur le corps de celle-ci afin de déterminer avec précision les causes de son décès. Quant à l’agresseur, les enquêteurs ne savent pas quand ils pourront l’auditionner et même s’ils seront un jour en mesure de le faire compte tenu de son état de santé.
    Contacté par téléphone, le maire de Taiarapu-Est, Anthony Jamet, a, pour sa part, exprimé son profond désarroi : “On se sent démuni face à ce genre d’événement. Je tiens à adresser des pensées toutes particulières aux membres de la famille, ainsi qu’aux proches de la victime”.
    Dès dimanche soir dernier, une partie d’entre eux était venue se recueillir sur le lieu du drame et observer une minute de silence en mémoire de la jeune maman. Ses obsèques sont prévues dans le courant de la semaine.

    A.-C.B. & J.-B.C.

    Tehaurai 2016-01-05 10:34:00
    C'est un malade mentale il n'a même pas penser à leur petit garçon. Je souhaite qu'il sorte du coma pour payer ce qu'il a fait à cette maman fille sœur cousine tante ..... Sincère condoléance à cette famille endeuillée. Je suis de tout cœur avec vous et une penser particulière à son fils qui n'aura plus sa mère auprès de lui physiquement mais le protégera de la ou elle est.
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