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Un drapeau, un pays, une expo de Cronos

vendredi 16 mars 2018

Un drapeau, un pays, une exposition. Intitulée Pride-‘Ōeoeo (les deux mots se traduisant par « fierté »), la nouvelle exposition de Cronos, qui se tient à la galerie Winkler depuis jeudi jusqu’au 27 mars, est un clin d’œil à notre drapeau, symbole que tout Polynésien e

FEN_CC1_Cronos

Comme pour sa première et précédente exposition, Cronos proposera une casquette en édition limitée, inspirée d’une des toiles exposées.

st fier d’arborer. Au-delà de nos îles, ses couleurs unissent et lient tout un peuple dont une partie pourra admirer les sept œuvres présentées.

Cronos, issu de la nouvelle vague d’artistes polynésiens contemporains, aime s’inspirer de symboles forts pour s’exprimer. Il est également le créateur, en 2008 de la marque de streetwear du même nom (d’artiste) car son vrai nom est Hennessy Maraeuria. C’est tout naturellement vers le drapeau polynésien que son attention s’est portée, même si le choix semblait difficile. « Depuis que j’ai créé ma première marque, Cronos, une des toutes premières au fenua, j’ai utilisé le drapeau polynésien, mélangé avec mon logo », confie t-il. « Du coup, toutes les marques utilisent notre drapeau, c’est un must, il faut le faire. J’ai toujours affectionné ce drapeau et j’ai beaucoup travaillé dessus mais, cette fois-ci, je me suis dis que j’allais travailler uniquement dessus, pour cette nouvelle exposition. Au départ, je voulais travailler sur plusieurs symboles forts, des icônes incontournables, reconnus par tous mais je ne voulais que sept œuvres. Il y a tellement de symboles « comme la NBA, le visage du Che Guevarra, la tête de Mickey Mouse ou de Pacman » que j’adore que j’ai décidé de garder uniquement le drapeau polynésien », souligne Cronos, « bouffeur d’images » et fan d’Instagram.

Sept œuvres présentées

Pourquoi sept œuvres et pas une de plus ? « Juste pour le délire, pour le fun. En fait, j’ai toujours aimé le chiffre 7 ». « A ma première exposition personnelle, j’étais parti dans plein de directions différentes. Il me fallait une ligne conductrice cette fois-ci, tout en travaillant sur de grandes œuvres ». La plus petite mesure 120 cm x 90. Comme l’a écrit la galerie, « les grands formats s’imposent comme une évidence », et l’artiste voulait frapper fort. Chaque œuvre est travaillée avec différents styles, différentes techniques. Toiles, bois de récupération, peintures, dessins, pochoirs, les supports et les techniques sont riches et variés. « Je ne montre pas tout ce que j’aime et sais faire mais, avant tout, c’est un travail graphique », avoue l’intéressé.

Si on lui avait demandé de créer le nouveau drapeau de la Polynésie, Cronos n’aurait pas fait celui connu de tous. « Notre drapeau est vraiment fort, je le trouve parfait, je n’aurais pas eu cette idée-là ». Il ne touche pas aux différents éléments du drapeau, c’est le graphisme, autour, qui l’intéresse. « Je viens vraiment du dessin, de l’infographie, je travaille mes œuvres de cette manière. »

 

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