Le duel Hamon-Valls s’engage sur fond de soupçons de participation gonflée

    mardi 24 janvier 2017

    Benoît Hamon et Manuel Valls, tenants de lignes antagonistes au sein du PS, ont engagé hier un âpre duel pour décrocher leur place à la présidentielle. (Photos : DR)

    Benoît Hamon et Manuel Valls, tenants de lignes antagonistes au sein du PS, ont engagé hier un âpre duel pour décrocher leur place à la présidentielle. (Photos : DR)

     

    Benoît Hamon et Manuel Valls, tenants de lignes antagonistes au sein du PS, ont engagé hier un âpre duel pour décrocher leur place à la présidentielle sur fond de soupçons de manipulation des chiffres de participation du premier tour.

    Après le soutien immédiat du troisième homme Arnaud Montebourg (17,3 %), Benoît Hamon a engrangé l’appui d’une figure de la gauche, Martine Aubry, et de ses partisans.

    La publication de résultats erronés hier matin par les organisateurs de la primaire socialiste élargie, qui a jeté le trouble sur le scrutin, est due à une “erreur humaine” d’un “permanent”, a affirmé le président du comité d’organisation, Christophe Borgel, après avoir évoqué un peu plus tôt “un bug”.

    Selon de nouveaux résultats partiels publiés hier soir, qui restent proches de ceux annoncés dans la matinée, Benoît Hamon est sorti grand vainqueur du premier tour avec 35,9 % des suffrages contre 31,2 % pour Manuel Valls.

    C’est la publication de résultats complétés de près de 400 000 voix supplémentaires sans que les pourcentages des sept candidats ne bougent d’un centième – une quasi-impossibilité statistique – qui a suscité des accusations de manipulation.

    “Le permanent a mis sur la page du site (…) le nouveau nombre de votants sans chercher à regarder où on en était des résultats”, a affirmé Christophe Borgel, assurant face à la polémique croissante qu’il n’y avait “aucune manipulation”.

    Le PS maintient donc que le scrutin a bien rassemblé quelque 1,6 million de votants (sur 94,45 % des bureaux de vote) une participation déjà dans la fourchette basse des attentes rue de Solférino.

    “Le PS, la Haute autorité ont un devoir de résultat. Je veux connaître les vrais chiffres de participation. On ne peut pas en rester là, sinon il y a un risque de prime a l’abstention au second tour”, s’est inquiété un des porte-parole de Manuel Valls, David Habib.

    Dans la dernière ligne droite, les couteaux s’affûtent dans chaque camp. Benoît Hamon qui, sur le papier, dispose d’un net avantage, et s’appuie sur le “message assez clair qui a été passé hier” avec “la volonté de tourner la page”.

    Manuel Valls, dont les proches annoncent une “campagne totale”, avait attaqué bille en tête dimanche soir dernier en évoquant un “choix très clair” pour les électeurs entre deux gauches : Benoît Hamon, ses “promesses irréalisables” et “défaite assurée”, et avec lui, une “gauche crédible” et une victoire finale “possible”.

    Tous deux se sont engagés à soutenir le vainqueur mais au vu de lignes politiques et économiques antagoniques, un rassemblement est-il possible dimanche ?

    De fait, c’est bien dans le camp de l’ex-ministre de l’Économie  et de Jean-Luc Mélenchon qu’on se frotte les mains. Un échec de l’ancien Premier ministre pourrait en effet faire affluer chez eux des électeurs PS opposés à la ligne frondeuse.

     

    AFP

     

     

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