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Eau potable, déchets : Les Tuamotu-Gambier, pas prêts avant 2050

jeudi 26 octobre 2017

maire tuamotu gambier

Près de 120 personnes – maires, adjoints au maire, maires délégués, conseillers municipaux et agent techniques des Tuamotu-Gambier – ont fait le déplacement jusqu’à Tahiti pour participer à la première conférence des Tuamotu-Gambier qui se déroule sur trois jours. (© Élénore Pelletier)


Hier s’est ouverte la conférence des Tuamotu-Gambier au lycée hôtelier de Punaauia. Une première initiative dont l’objectif est de rassembler les élus des différentes communes de l’archipel pour dégager ensemble des solutions adaptées et efficaces aux problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Près de 120 personnes ont donc fait le déplacement jusqu’à Tahiti pour participer à cet événement qui se déroule jusqu’à demain. 

Tenues locales colorées, couronnes de fleurs et colliers de coquillages… Lorsque les élus des Tuamotu-Gambier se déplacent à Tahiti, ça vaut le coup d’œil.

Hier s’est ouverte la conférence des Tuamotu-Gambier au lycée hôtelier de Punaauia. Une première initiative lancée par le président du syndicat intercommunal à vocation multiple des Tuamotu-Gambier (SIVMTG) Ernest Igino Teagai, dont l’objectif est de rassembler les élus des différentes communes de l’archipel pour dégager ensemble des solutions adaptées et efficaces aux problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.

Près de 120 personnes – maires, adjoints au maire, maires délégués, conseillers municipaux et agents techniques des Tuamotu-Gambier – ont donc fait le déplacement jusqu’à Tahiti pour  participer à cet événement qui se déroule sur trois jours, jusqu’à demain.  

 

“L’archipel ne sera pas prêt avant 2050”

 

Le président de la Polynésie française Édouard Fritch et le haut-commissaire René Bidal étaient attendus pour le lancement de cette conférence, mais ils étaient tous deux retenus à Bora Bora pour discuter avec des investisseurs internationaux, à la grande déception des organisateurs qui ont regretté d’avoir été prévenus à la dernière minute.

Durant ces trois jours de conférence, diverses thématiques sont abordées.

L’archipel des Tuamotu-Gambier a un défi à relever en matière environnementale. En effet, comme le stipule le code général des collectivités territoriales (CGCT), toutes les communes de Polynésie doivent mettre aux normes leur service de distribution en eau potable, de collecte et de traitement des déchets et d’assainissement des eaux usées d’ici 2024.

Une échéance reportée par deux fois, à la demande des maires, les communes n’étant pas prêtes à y faire face. Aujourd’hui, l’archipel des Tuamotu-Gambier estime que 2024, c’est encore trop tôt pour lui. Le SIVMTG a donc demandé hier que l’échéance soit repoussée à 2050.

Concernant son activité économique qui réside aujourd’hui principalement dans l’exploitation de coprah, le syndicat propose de promouvoir les produits dérivés de la coprahculture, comme l’huile de coco vierge, “afin de briser l’image d’une activité économique artificielle”.

Dans certains atolls, des programmes de régénération des cocoteraies doivent être mis en place pour éviter l’épuisement de la ressource.

L’archipel des Tuamotu-Gambier souhaite également se lancer dans la culture de la vanille, traditionnellement réservée aux îles Sous-le-Vent, afin d’augmenter la production locale pour répondre à la forte demande mondiale. Développer l’agriculture écologique est également une piste envisagée.

L’archipel des Tuamotu-Gambier a conscience que ses réserves ne sont pas inépuisables, c’est pourquoi elle souhaite gérer ses ressources lagonaires et maritimes à travers la mise en place de zones de pêche protégées ou de rahui.

“Dans la commune de Tatakoto, nous avons décidé de protéger les deux. Nous souhaitons rationaliser l’exploitation de bénitier par le rahui et demander au Pays d’interdire pendant 30 ans de pêcher les pahua destinés à la commercialisation”, explique Ernest Igino Teagai.

L’aquaculture pourrait également être envisagée comme une solution pour les atolls des Tuamotu afin de développer l’activité économique de l’archipel.

Concernant le numérique, le syndicat demande au gouvernement que le câble qui doit relier les îles Marquises à Tahiti passe par les Tuamotu-Est et Ouest, pour permettre la mise en place du télé-enseignement et de la télémédecine.

Les élus se pencheront également sur le problème des transports aériens et maritimes qui desservent trop faiblement la zone, à leur sens, et sur la promotion des langues pa’umotu et mangarevienne dans l’archipel.

Un vaste programme de réflexion, dont les conclusions seront ensuite transmises au gouvernement à la fin de ces trois jours de conférence. 

 

Élénore Pelletier

 

ernest teagai

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