Échanges coquins sur le net et chantage

    jeudi 25 septembre 2014

    Il y a quelques jours, un jeune homme est venu déposer plainte à la DSP pour avoir été la cible d’un maître chanteur après s’être dévêtu lors d’un échange coquin via webcams interposées. En un an, quatre autres personnes se sont manifestées au commissariat en expliquant avoir été victimes des mêmes mésaventures. Face à cette nouvelle délinquance liée à la multiplication des réseaux sociaux et qui dépasse les frontières, les policiers sont quelque peu démunis.
     
     Depuis un an environ, la Direction de la sécurité publique (DSP) a été saisie de quatre plaintes émanant de particuliers, victimes de chantage sur Internet. Des hommes pris au piège sur la Toile, de la même manière,  par des individus sans scrupules. Le dernier plaignant s’est manifesté au commissariat de Papeete il y a quelques jours à peine après avoir fait la connaissance d’une mystérieuse inconnue prénommée Delphine sur un site de rencontres bien connu.
    Nous avons sympathisé et elle m’a demandé de l’ajouter sur mes comptes Facebook et Skype”, a-t-il expliqué aux policiers. Rapidement un dialogue coquin via webcams s’est instauré : “Je pensais que c’était une fille d’ici mais je me suis retrouvé face à une femme de type métropolitain. Après coup, je me suis dit que c’était un montage vidéo. Elle m’a demandé de me mettre nu. J’ai refus,é mais elle s’est déshabillée et j’ai alors fait de même. Juste après, la vidéo a été coupée”, a témoigné le jeune homme devant les enquêteurs.
    Celui-ci a alors pris conscience (mais un peu tard) qu’il avait été piégé. Le ton de son interlocutrice (ou interlocuteur) a été soudainement tout autre, menaçant : “Tu vois cette vidéo, elle est bel et bien de toi. Si tu essayes de jouer les durs, de me tenir tête, je suis déterminée à te pourrir la vie. Je n’ai pas de pitié. Veux-tu que j’envoie ta vidéo à ta famille et des amis Facebook ?”.
     
    “Nouveau type de délinquance”
     
    Puis l’escroc lui a réclamé 300 euros, par mandat postal à destination de la Côte d’Ivoire, sous peine de divulguer à ses proches les images compromettantes. Pour montrer sa cruelle détermination, l’interlocuteur lui a de surcroît fait parvenir un lien sur un site de partage de vidéos où celle le concernant apparaissait bien que, pour l’heure, seul l’intéressé et l’escroc y ont accès.
    La  multiplication des sites de rencontres et des réseaux sociaux a fait naître un nouveau type de délinquance”, constate-t-on à la direction de la DSP.
    Et les policiers sont quelque peu démunis pour identifier et appréhender ces maîtres chanteurs 2.0 qui sévissent aussi en Polynésie: “Nous avons envoyé des réquisitions aux sites Internet concernés mais, bien souvent, nous n’obtenons aucune réponse car leurs sièges ne sont pas situés sur le territoire français.” Autre problème de taille : les escrocs résident dans la plupart des cas sur le continent africain ce qui rend là aussi les enquêtes particulièrement difficiles. “Nos moyens sont plus que limités dans ces cas de figure”, souligne un haut gradé. La meilleure façon d’éviter ce type de déconvenue reste la prudence et de “faire preuve d’un peu de perspicacité” avant d’accepter n’importe quels nouveaux “amis” sur les réseaux sociaux. La DSP appelle donc à la vigilance les internautes polynésiens.
     
    Jean-Baptiste Calvas

    Internet, une aubaine pour les escrocs des temps modernes

    Dès la création d’Internet, les arnaques sur la Toile ont vu le jour. Qui en Polynésie n’a pas été sollicité, ces derniers mois, via les réseaux sociaux pour obtenir un prêt financier à des conditions défiant toute concurrence ?
    À cela s’ajoute les classiques loteries bidon, les sollicitations émanant de la veuve ou des enfants d’un pseudo-ministre d’un pays africain destinées à récupérer un mystérieux héritage ou de l’argent bloqué sur un compte. Reste également les demandes d’aides financières venues de l’un de vos contacts soi disant en détresse, mais qui s’est tout bonnement fait pirater sa boîte e-mail. Mais aussi les messages électroniques visant à obtenir vos identifiants bancaires ou des données personnelles qu’utiliseront les escrocs des temps modernes pour vous léser. Pour se faire une idée des dangers qui guettent les internautes, de multiples sites spécialisés recensent aujourd’hui les escroqueries en tout genre, mais aussi les fausses informations (appelées hoax) qui circulent sur la Toile.

    Olivier 2015-12-18 21:13:00
    Les sites de rencontres coquines regorgent de personnes malintentionnées, il faut donc tout d'abord choisir son site correctement et éviter les sites pas sérieux mais aussi ne jamais divulguer d'informations personnelles et faire attention à la webcam justement en évitant de montrer son visage...
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