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Des éco-sentinelles pour protéger les Australes

lundi 24 juillet 2017

Éco-sentinelles

Ces quinze éco-sentinelles des îles Australes veilleront à la protection de l’environnement (deux éco-sentinelles par île), tout en montant des projets autour de l’écologie. (©Photo : DR)


Les premières éco-sentinelles viennent de terminer leur formation. Venues spécialement des Australes, ces volontaires, sélectionnés par la Fédération des associations de protection de l’environnement,  seront ensuite chargés, bénévolement, de tisser un réseau dans chaque archipel, baptisé Hei Mata’ara. Ils veilleront à la protection de l’environnement de leur île (deux éco-sentinelles par île), tout en montant des projets autour de l’écologie.

 

La formation des éco-sentinelles est terminée. Ces volontaires, venus spécialement de Tubuai, Rurutu, Rimatara, Raivavae et Rapa, sont les premiers à participer à ce projet pilote mis en place par la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE), Te ora naho.

Débutée mardi dernier, la formation s’est terminée le samedi par un bilan. Lors de ces cinq jours, ces habitants des îles Australes ont appris les rudiments du développement durable, grâce à une formation riche en apprentissages et en découvertes, qui a eu lieu à Moorea et à Tahiti.

Issus du milieu associatif ou simplement concernés par la nature, ces quinze volontaires auront de multiples missions à accomplir. Car le but de ce projet de “formation au développement durable” est bien évidemment de prendre soin du fenua mais aussi de créer du lien entre les habitants de chacune des îles, et cela dans chaque archipel.

Ainsi, ces représentants des îles Australes deviendront, une fois de retour, chez eux (deux éco-sentinelles par île) des référents bénévoles, chargés de veiller à la protection de l’environnement. Ils auront aussi pour mission de tisser un réseau dans chaque archipel, baptisé Hei Mata’ara, et d’être porteurs de projets durables axés sur l’écologie.

Vaste programme, dont la formation, adaptée aux problématiques environnementales locales, balaie un panel de compétences et de savoirs. L’idée : apporter des réponses pour l’avenir, au lieu de lister des problèmes.

“On veut créer de beaux projets viables et durables, avec un volet social et humain”, s’enthousiasme Aurélie Thorez, coach, médiatrice et l’une des encadrantes de la semaine.

Entre ateliers pratiques et théoriques, les éco-sentinelles ont abordé une multitude de thèmes allant du développement durable à la biodiversité et au réchauffement climatique, en passant par la permaculture…

 

Une aventure humaine

 

“Ça n’a été que du bonheur”, souligne Aurélie Thorez avec émotion. “C’est un échange culturel entre des savants et des gens du terrain et on a beaucoup appris les uns des autres. C’est le but de ces échanges qui perdureront pour que l’on construise ensemble quelque chose de durable.”

La formation, qui est dispensée par des associations membres de la fédération et par des organismes privés ou publics, a été riche en enseignements, mais aussi en humanité.

Et samedi dernier, à l’heure du bilan, l’émotion est palpable. Tous assis en cercle, ils racontent leur ressenti, et si l’excitation est bien présente, les larmes aussi témoignent de l’engagement de ces éco-sentinelles.

“Ils ont cette sensibilité de la nature. Ils parlent beaucoup de cette connexion avec le monde, avec la terre…”, raconte l’une des bénévoles qui animent cette dernière journée, axée sur l’avenir et les projets qui vont naître de cette formation.

“La fédération Te ora naho regroupe 21 associations de protection de l’environnement et 850 adhérents sur l’ensemble de la Polynésie. Le but, c’est de rester en contact pour donner le meilleur pour notre environnement. On veut mettre en place une communication entre tous les acteurs de nos îles, les autorités, les habitants… pour que l’on parle tous le même langage.”

À l’heure où le rahui, période de “jachère”, défraye la chronique, ces missionnaires prennent la mesure de ce à quoi ils s’engagent : “Si tu fais les choses sincèrement, tout le monde en bénéficie. Et si chacun fait un peu à son échelle, on peut faire de belles choses ensemble et on en profitera tous, c’est pour cela que je suis ici”, raconte avec douceur Ilona Hurahutia, originaire de Rurutu et membre actif de l’association de protection de l’environnement locale.

S’il ne fallait qu’un chiffre pour prouver l’engouement à protéger le fenua, la formation devait accueillir dix participants, elle en aura formé quinze. Quant aux projets phares pour l’avenir, débattus lors de ces échanges, deux ont réuni les participants : le compostage et le rahui.

 

Claire Allavena

 

 

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