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Des écoles fermées aujourd’hui

mardi 10 octobre 2017

école enseignant élève

De nombreux élèves n’auront pas classe, aujourd’hui, les enseignants du public et du privé étant en grève. (© archives LDT)

La première fédération syndicale en Polynésie française, l’Unsa éducation, ainsi que le Syndicat national de l’enseignement technique action autonome de Polynésie française (Snetaa-FO), le Syndicat territorial de l’enseignement chrétien (Stec) et le Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles et professeurs d’enseignement général de collège (Snuipp-FSU) appellent tous les enseignants et agents de la fonction publique à se mobiliser pour une journée de grève, aujourd’hui.

Tout le corps enseignant des premier et second degrés, du public et du privé, est invité à se rendre au stade Willy-Bambridge, à Papeete, à 8 heures, pour une marche de contestation jusqu’au haut-commissariat. 

L’Unsa éducation reproche à l’État de revenir sur ses engagements et de sanctionner à nouveau les fonctionnaires. En effet, selon son porte-parole, de nombreuses mesures vont avoir un impact sur le pouvoir d’achat et mettre les fonctionnaires à l’index, comme le fait de restaurer la journée de carence qui, selon le syndicat, sanctionne financièrement les enseignants absents pour maladie et reste totalement inefficace pour réduire les absences.

Autres points importants : le report des prochaines mesures d’augmentation de salaire, dans le cadre des parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), sur lesquels l’État s’était pourtant engagé ; l’augmentation de 1,7 % de la contribution sociale généralisée (CSG), qui aura un impact sur les salaires ; et le retour du gel du point d’indice pour les fonctionnaires.

De son côté, le Snetaa-FO dit non aux suppressions de postes, à la titularisation des contrats aidés, aux classes surchargées au collège et notamment en classe de 6e et non aux heures d’enseignement dispensées par des personnels hors éducation nationale.

 

Un service minimum obligatoire non respecté

 

Dans le premier degré, qui compte près de 170 établissements à Tahiti, la grande majorité des enseignants a prévu de suivre le mouvement alors qu’ils seraient 30 % à le suivre dans le secondaire qui compte, lui, 36 établissements.

Au vu de ce mouvement, certaines écoles ont donc décidé de fermer leurs portes. Pourtant, la loi du 23 juillet 2008 assure qu’un service minimum d’accueil est obligatoire dans les établissements scolaires, dès lors qu’il y a plus de 25 % de professeurs en grève.

Pour les écoles publiques, cette responsabilité incombe aux mairies, qui doivent déployer du personnel afin d’assurer la garde des enfants. Celles-ci sont alors défrayées par l’État, qui doit leur verser une indemnité financée par les retenues sur salaire du personnel en grève. C’est l’État, et non le maire, qui endosse la responsabilité administrative et pénale de l’accueil.

À l’inverse, pour les établissements privés, c’est à l’organisme gestionnaire de l’école de mettre en place ce service minimum. Si la commune de Paea a d’ores et déjà prévu de mettre à disposition du personnel dans les établissements grévistes, ce n’est pas le cas de toutes les communes.

En effet, à Arue, l’école Ahutoru et l’école Tamahana, dont tous les enseignants sont en grève, seront entièrement fermées. C’est également le cas à Faa’a, qui a annoncé, hier après-midi, par le biais d’un communiqué, que les écoles publiques seraient fermées aujourd’hui. D’autres écoles de Tahiti devraient aussi suivre le mouvement et ne pas proposer de solution aux parents.

Pour Tepuanui Snow, président de la fédération des associations des parents d’élèves, “que les enseignants fassent grève, c’est une chose, mais il y a une obligation de service public qui doit être respectée”. “Tous les parents ne peuvent pas faire garder leurs enfants par la famille ou par les garderies. Si ce service n’est pas assuré aujourd’hui, alors nous agirons.”

Le haut-commissaire doit recevoir les centrales syndicales à 10 heures. De son côté, l’intersyndicale ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et prévoit de demander à être également reçue par la ministre de l’Éducation, Tea Frogier, et par le vice-recteur. 

 

Jennifer Rofes

 

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