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Édouard Fritch défend un “budget de combat économique”

mercredi 2 novembre 2016

apf gouvernement

Sans progrès économique, pas de progrès social possible : c’est le message d’Édouard Fritch aux représentants de l’assemblée alors qu’ils s’apprêtent à examiner le budget 2017. (© Caroline Perdrix)

 

 

Le président du Pays avait déjà levé le voile sur les orientations budgétaires de 2017 lors de l’ouverture de la session parlementaire (voir notre édition du 18 octobre). Il s’est de nouveau livré à l’exercice, lundi matin, prélude à l’étude du budget primitif.

Pour Édouard Fritch, deux ans après son accession à la présidence, le bilan de son gouvernement est bon, particulièrement dans un contexte économique mondial terne.
“Nous sommes sur la voie du redressement et la reprise est désormais structurelle”, a-t-il déclaré, fort de la timide embellie du climat des affaires et de l’emploi.
Édouard Fritch a qualifié la mouture 2017 de “budget de combat économique”, rendu possible par la bonne gestion financière de son gouvernement : il confirme le chiffre de 26,3 milliards de francs en crédits de paiement nouveaux, soit 30 % de plus qu’en 2016.

Avec les reports, ce sont 29 milliards de francs d’investissement qui pourraient être liquidés l’an prochain.
Il a aussi déroulé certains des éléments du “pacte de stabilité” qu’il propose, notamment les mesures fiscales en faveur des entreprises et des ménages.

Et il a repoussé les accusations de prendre aux pauvres pour donner aux riches, proférées par “ceux qui véhiculent chaque soir de fausses nouvelles dans les réunions publiques”, exhortant l’assemblée à “tourner le dos au populisme” et citant plusieurs mesures sociales sur l’emploi, la formation et le logement.
“Ce soutien à l’économie ne se fera pas au détriment du social, qui voit croître également les crédits qui lui sont accordés.”

 

Les orange réclament “plus d’humanité”

 

 

Le Tahoera’a Huiraatira a pourtant réitéré ses reproches, accusant le gouvernement de “céder à la demande patronale” dans ce qui n’est qu’un “marché de dupes” et d’abandonner l’ambitieuse politique des grands travaux pour gérer le Mahana Beach “comme un lotissement”.

“Malheur aux pauvres !”, s’est exclamée Teura Iriti, qui a plaidé pour “plus d’humanité”, avant de louer les qualités de visionnaire de Gaston Flosse.
Côté Tavini, Antony Géros était moins virulent mais critique de la politique agricole, des promesses non tenues de l’État, des prélèvements de dividendes dans les établissements publics et de la “pause fiscale” qui semble également mettre en pause les travaux de réforme de la fiscalité à long terme.

“Vous avez un prophète qui voit tout, vous vivez dans l’Ancien Testament, dans le passé, pour le passé. Nous avions le même maître. J’essaie de prendre en compte les raisons pour lesquelles nous avons été virés en 2004”, a rétorqué Édouard Fritch au Tahoera’a avant la clôture de la séance.
Place maintenant aux chiffres avec l’examen prochain du budget proprement dit. 

C.P.

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