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Édouard Fritch : “Il faut que l’on se donne la main”

mercredi 16 août 2017

visite président Edouard Fritch

Les agents de la direction des affaires sociales ont profité de la visite du président pour lui faire part des problèmes de société importants et prioritaires à traiter. (© Photo : présidence)


Le président Édouard Fritch et le ministre des Solidarités, Jacques Raynal, se sont rendus, lundi matin, au siège de la direction des affaires sociales pour y rencontrer le personnel et faire un état des lieux. Les responsables de circonscription ont profité de l’occasion pour faire part au président de la situation inquiétante qu’ils rencontrent sur le terrain et du manque de moyens dont ils disposent pour y faire face. En réponse, Édouard Fritch a encouragé les différents services du Pays à mutualiser leurs moyens, à “se donner la main” et à “travailler ensemble”.

C’était un jour d’exception, lundi, à la direction des affaires sociales (DAS), avec la visite du président Édouard Fritch et du ministre des Solidarités, Jacques Raynal. “C’est la deuxième fois qu’un président rend visite à la DAS en plusieurs années”, souffle un agent.

Et comme l’événement est rare, les responsables de circonscription ont profité de l’occasion pour soulever les problématiques importantes auxquelles ils sont confrontés au quotidien, comme les problèmes de communication au sein des familles, les violences intrafamiliales, les addictions à l’alcool et à la drogue, autant chez les adultes que les jeunes, la prostitution des mineurs, les grossesses chez les adolescentes, le décrochage scolaire, ou encore l’oisiveté “qui est le premier pas dans le comportement de délinquance”.
“Nous manquons de moyens, autant humains que matériels, a lancé la porte-parole des responsables de circonscription à l’attention d’Édouard Fritch.

Nous sommes aujourd’hui dans le curatif parce que depuis la fermeture de l’Épap (établissement public et administratif pour la prévention, NDLR) il y a 10 ans, il n’y a plus de prévention suffisante et on a perdu une génération. Il faudrait développer la prévention à différents niveaux, en primaire et en secondaire. Nous sommes également en manque de structures. Nous avons des garçons efféminés qu’on ne peut mettre nulle part, ni dans un centre pour filles, ni avec les garçons. Il y a aussi un problème d’accessibilité de nos services, lié à notre configuration… Il faut aller vers les populations.”

 

“Définir des actions prioritaires”

 

Toujours à l’attention du président, le ministre Jacques Raynal a, quant à lui, déclaré que “le service social est au cœur des problèmes de société, et il ne peut pas tout résoudre à lui seul”. “Il faut donc définir des actions prioritaires à mener le plus rapidement possible, en termes de moyens, de structures, de développement de la transversalité avec les services de l’éducation, et voir qu’est-ce qu’on peut faire demain, mieux qu’aujourd’hui.”

Des doléances qui ont été entendues par le président, qui se “fait du souci pour la santé de notre société d’aujourd’hui”. “Quand je fais le tour de l’administration, que ce soit à l’éducation, aux sports, à la jeunesse, etc., il y a cette envie de trouver une solution à une situation… désastreuse. En effet, le mal est là, il se développe et on le connaît. Quand vous dites que c’est une génération qui a été foutue en l’air, je suis d’accord avec ces propos. Donc il faut tous se rendre compte qu’on est tous responsables de ce qui se passe.
Il y a des moyens qui n’ont pas été mis pour qu’on puisse combattre ce mal. Il n’y a pas eu de nouvelles structures depuis plusieurs années, mais il faut aussi voir si les structures existantes sont toujours adaptées. Je compte sur les affaires sociales pour nous apporter des solutions, voire des esquisses de solutions.

Dans notre administration, on est un peu égoïste, cloisonné. Nous sommes arrivés dans une situation tellement difficile que chaque service ne peut pas régler à lui seul une problématique. Il faut travailler ensemble parce que je ne peux pas vous donner les moyens financiers que vous demandez. Il faut que tout le monde se tienne la main et qu’on commence à gérer nos affaires de façon tout autre. Il faut que ce pays se mobilise sur les domaines prioritaires comme la famille et l’adolescence. Il faut que l’éducation se force à rencontrer les affaires sociales pour travailler ensemble. Il faut que l’on se donne la main, c’est la clé du problème.”

 

V.H.

 

 

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