Édouard Fritch règle ses comptes et réaffirme son programme de travail

    vendredi 10 avril 2015

    On attendait une réaction d’Edouard Fritch à la suite de l’exclusion des quatre élus formant le ticket pour les sénatoriales partielles et surtout après les propos tenus à son encontre par le président du Tahoera’a, Gaston Flosse mercredi. Le président du Pays ne s’est pas dérobé.
    Dans un discours-programme de près de deux heures, il a remis en place la majorité et fait taire les critiques lancées par les membres de son propre camp. Alors qu’avant lui, Marcel Tuihani avait prononcé un discours sobre, un peu rassembleur et portant la marque de sa volonté de poursuivre son action de contrôle de l’action gouvernementale à travers l’assemblée de la Polynésie française, expliquant aussi que, comme Nuihau Laurey la semaine dernière « ne serait pas un pot de fleur », Édouard Fritch a haussé le ton.

    Le discours de Marcel Tuihani, président de l’assemblée

    Le discours d’Édouard Fritch, président de la Polynésie française
     

    « Les débats ont été animés, pas toujours empreints de bonne foi, notamment de la part de ceux qui ont voulu faire croire que le gouvernement envisageait de revoir à la baisse les allocations familiales du RST ou encore le minimum vieillesse », a-t-il lancé pour ouvrir son discours.

    Derrière lui, Marcel Tuihani grimaçait déjà. Il a poursuivi en fixant Teura Iriti : « Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, l’accumulation de contre-vérités ne fera jamais une vérité. »
    La veille, Iriti et Tuihani, accompagnés de plusieurs élus, entouraient Gaston Flosse qui enjoignait alors Edouard Fritch à quitter le Tahoera’a, créer son parti et son groupe à l’assemblée. Froidement, le président du Pays poursuivait :

    « Je souhaite aussi exprimer mon étonnement au sujet de ce qui a pu se passer en marge de cette séance, et notamment le fait que le président de notre assemblée, accompagné de son « garde du corps » (Gaston Flosse, ndr.), se soit rendu à la rencontre des grévistes de la CPS pour les inviter dans l’hémicycle.  C’est là une « première » qui ne me semble pas conforme au bon fonctionnement de nos institutions. Tout comme le fait d’entendre notre président de l’Assemblée, au détour des débats, annoncer comme si c’était une victoire, le démarrage d’une nouvelle grève à l’huilerie qui pénalise déjà les îles productrices de coprah. C’est à se demander si la place Tarahoi n’est pas devenue le centre de commande des conflits sociaux. Je n’ose le croire. »

    Point par point, il a répondu aux attaques de son propre camp, dans une ambiance glaciale sur fond d’élections sénatoriales partielles à venir, avant de parler des actions du gouvernement pour l’année à venir. Une longue liste, là encore plus pour faire taire ses détracteurs qui, la veille, accusaient le gouvernement de ne rien faire, que pour réellement faire acte de transparence sur son action.

    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche de Tahiti de vendredi 10 avril ou sur notre feuilletage numérique.

    lebororo 2015-04-10 16:44:00
    Édouard Fritch est propre de récapituler!
    tuhoi 2015-04-10 12:08:00
    la seule composition qui assurera majorité et intégrité ă Fritch sans perdre sa nature...c''est le Tahoera''a et il le sait!
    Bob BOB 2015-04-10 09:17:00
    Tout se jouera dans les urnes ...
    comme ça devrait toujours se faire.
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